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Club The Saint : le Temple Futuriste du Disco à New York

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Club The Saint : le temple futuriste du disco à New York

L’essentiel à retenir : The Saint n’était pas un simple club, mais le « Vatican du Disco », un temple futuriste à 4,5 millions de dollars.

Avec son dôme planétarium hallucinant et ses 26 000 watts de son, ce sanctuaire gay a totalement redéfini la fête avant que l’épidémie de SIDA ne précipite sa fermeture brutale en 1988.

Tu en as marre des boîtes de nuit aseptisées qui n’arrivent pas à la cheville du légendaire club the saint ?

Ce temple new-yorkais a pourtant marqué l’histoire avec son architecture délirante et ses soirées totalement hors normes.

Je te dévoile ici les secrets de ce vatican du disco, entre prouesses technologiques et liberté sexuelle assumée.

  1. The saint : un temple futuriste au cœur de New York
  2. La vie du club : entre exclusivité et décibels
  3. La fin tragique d’une époque dorée

The saint : un temple futuriste au cœur de New York

Un dôme céleste pour des nuits infinies

Au centre, une piste circulaire, mais le vrai choc, c’est ce dôme en aluminium de 23 mètres qui la surplombe.

On n’est plus dans un club, mais dans un planétarium total.

Le projecteur d’étoiles Spitz offrait une puissance dix fois supérieure à la norme.

Zeiss avait refusé de vendre son système, jugeant l’usage pour un club gay inapproprié.

L’effet restait magique.

Une boule à facettes géante descendait du sommet du dôme, peignant un ciel étoilé artificiel délirant.

C’était une expérience immersive totale pour les danseurs.

Pour retrouver cette énergie unique, branchez-vous : 🎧 https://radiofunk.radio.

Une cathédrale du son et de la lumière

Parlons puissance brute. 26 000 watts hurlaient via 500 haut-parleurs dissimulés derrière le dôme pour un son « surround » parfait.

Le son venait littéralement de partout. Le club the saint ne plaisantait pas.

Au centre, un arbre lumineux sur système hydraulique, armé de 1500 lumières, offrait un spectacle visuel permanent et hypnotique.

Jetez un œil à ces statistiques, c’est de la démesure totale pour 1980.

Voici les chiffres qui donnent le vertige :

The Saint en chiffres : une démesure technique
Caractéristique Spécification
Investissement 4,5 millions de dollars (1980)
Diamètre du dôme 23 mètres
Puissance sonore 26 000 watts
Nombre de haut-parleurs 500
Surface de la piste de danse 460 m²

La vie du club : entre exclusivité et décibels

Mais au-delà de la prouesse technique, le club The Saint, c’était avant tout une âme, une communauté et un son bien particulier.

C’est ce mélange explosif qui a fait sa légende.

Un sanctuaire privé pour la communauté gay

C’était un club privé sur adhésion, initialement réservé aux hommes, ce qui renforçait son mystère.

Son fondateur, Bruce Mailman, déjà propriétaire des St. Marks Baths, savait créer le désir.

Une entrée sélective pour un lieu totalement à part.

La clientèle ?

Majoritairement blanche, aisée, une véritable élite de la scène gay new-yorkaise.

Imaginez 4 000 personnes qui s’y pressaient chaque week-end, créant une atmosphère d’exclusivité dingue.

On se sentait privilégié, au centre du monde, loin des regards indiscrets.

Le balcon au-dessus du dôme est devenu un espace de liberté sexuelle, caractéristique de cette époque pré-SIDA.

Notez que le club ne servait pas d’alcool pour éviter les contraintes légales.

L’ivresse, ici, venait clairement d’ailleurs.

Le son hi-nrg et les artistes de légende

Musicalement, le club était un temple du Hi-NRG, un son rapide et euphorique.

Ça tranchait net avec le style plus soul d’autres clubs disco mythiques de la ville.

C’était une cadence infernale qui ne laissait aucun répit.

Des DJ résidents emblématiques comme Jim Burgess ou Robbie Leslie ont forgé l’identité sonore du lieu.

Ces types savaient exactement comment manipuler l’énergie de la foule jusqu’au matin.

Le club a aussi accueilli des performances live mémorables qui resteron gravées dans les mémoires.

Des noms qui donnent le vertige et qui ont su bousculer le son disco-funk habituel :

  • Tina Turner
  • Grace Jones
  • Gloria Gaynor
  • Pet Shop Boys
  • Luther Vandross

La fin tragique d’une époque dorée

Pourtant, cette utopie festive va être brutalement rattrapée par la réalité.

L’ombre du sida sur la piste de danse

L’épidémie de SIDA frappe de plein fouet la communauté gay et impacte violemment le club the saint.

On observe une chute dramatique du nombre de membres dès la fin de la deuxième saison.

C’est une véritable hécatombe qui vide les rangs.

Certains médias osent même affubler le lieu du surnom terrible de « The Saint disease ».

L’ambiance n’est plus à la fête insouciante des débuts.

La peur s’installe durablement.

Pour tenter de survivre face au vide, la direction impose des changements radicaux :

  • Baisse drastique du prix de l’adhésion
  • Ouverture du club aux femmes et aux hétérosexuels
  • Promotion du « safe sex » dans les performances

Le dernier tour de piste et l’héritage d’une icône

Le club ferme définitivement ses portes en mai 1988. La soirée de clôture se transforme en un marathon musical de plus de 40 heures.

C’est un dernier adieu poignant à une époque révolue.

L’auditorium mythique a été démoli en 1996 pour construire des appartements banals.

Seule la façade et le hall subsistent encore aujourd’hui. Ils restent là, comme un fantôme du passé.

The Saint reste un symbole puissant, un marqueur indélébile de l’histoire de la culture gay.

Son impact sur la fête et l’influence du disco sur la house music se ressent encore. C’est une légende éternelle.

Franchement, The Saint n’était pas juste un club, c’était une véritable révolution !

Si les murs sont tombés, l’esprit de ce temple résonne encore dans nos nuits actuelles.

Je trouve ça dingue qu’un seul lieu ait pu autant marquer l’histoire de la fête.

Une légende éphémère, mais totalement éternelle.

FAQ

C’était quoi exactement, ce fameux « The Saint » ?

Alors là, on ne parle pas d’une simple boîte de nuit, mais du légendaire « Vatican du Disco » !

C’était un superclub gay privé de l’East Village, un véritable temple futuriste inauguré en 1980.

Imaginez le délire : une piste de danse surmontée d’un immense dôme de planétarium, bombardant la foule d’étoiles et d’un son Hi-NRG surpuissant.

C’était la démesure totale, une prouesse technique qui m’a toujours laissé bouche bée.

Pour moi, c’était bien plus qu’un lieu de fête, c’était une expérience sensorielle unique.

Avec ses 26 000 watts de son et ses jeux de lumière hallucinants, The Saint a redéfini la nuit new-yorkaise.

C’était l’endroit où la communauté se retrouvait pour vivre des moments de liberté absolue, dans une ambiance électrique que je n’ai jamais retrouvée ailleurs.

Quand est-ce que les lumières du Saint se sont éteintes pour de bon ?

C’est la fin tragique d’une époque dorée… Le club a définitivement fermé ses portes en mai 1988.

Malheureusement, la fête a été rattrapée par la réalité : l’épidémie de SIDA a frappé la communauté de plein fouet, décimant la clientèle et changeant radicalement l’ambiance.

C’était un moment vraiment difficile, voir ce sanctuaire se vider petit à petit.

Mais ils ne sont pas partis en silence, croyez-moi !

Pour marquer le coup, la dernière soirée a été un marathon musical légendaire de plus de 40 heures non-stop.

Même si l’auditorium a été démoli depuis, je considère que l’esprit du Saint et son héritage continuent de vibrer dans l’histoire de la culture clubbing.

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