Disco Funk

Michael Jackson et Toto : Les Héros Méconnus Qui Ont Façonné le King of Pop

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Arrière-plan
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En Bref

Thriler, Bad, Dangerous : trois albums qui ont défini une époque.

Mais qui était vraiment derrière ces chefs-d’œuvre ?

Pas seulement MJ.

Jeff Porcaro à la batterie, Steve Lukather à la guitare et aux synthés, David Paich aux claviers – ces trois monstres de Toto ont été les architectes silencieux du son Jackson des années 80 et 90.

Une histoire oubliée des bacs vinyles, celle de trois musiciens de génie qui ont transformé les démos du King en monuments intemporels.

C’est l’histoire que personne ne raconte, et c’est justement celle-là qu’il faut écouter.

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Sommaire

  1. Introduction : L’Ombre Derrière la Couronne
  2. Toto, les Maîtres des Sessions : Qui Sont Vraiment Ces Types ?
  3. Thriller : La Naissance d’une Légende (1982)
  4. Human Nature et Le Génie des Porcaro
  5. Bad et Dangerous : La Continuité du Groove
  6. L’Héritage Silencieux et les Pépites Inédites
  7. Conclusion : Rendre Hommage aux Magiciens de l’Ombre
  8. FAQ
  9. Discographie Recommandée

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Table of Contents

L’Ombre Derrière la Couronne 

Salut toi.

Oui, toi, celui qui écoute Thriller en boucle depuis quarante ans, qui connaît chaque battement de cœur du King of Pop, qui a frissonnné à la première note de « Beat It » il y a des décennies.

Aujourd’hui, on va faire un petit détour par la coulisse de l’histoire musicale.

Celle qu’on oublie toujours.

Celle où les véritables architectes n’ont jamais eu la lumière.

Tu crois connaître Michael Jackson, bien sûr.

Mais connais-tu vraiment les hommes qui ont donné la chair de poule à chaque note, qui ont transformé les démos vocales du King en monuments de production ?

Des noms comme Jeff Porcaro, Steve Lukather, David Paich – trois musiciens du groupe Toto qui ont été présents à chaque tournant crucial de la carrière solo du King of Pop.

Ce n’est pas juste une histoire de collaboration.

C’est l’histoire oubliée de comment une bande de gars de Los Angeles, déjà en train de conquérir le monde avec « Africa » et « Rosanna », a accepté de se fondre dans l’ombre pour aider un génie à devenir encore plus génie.

Une histoire de respect mutuel, de groove intemporel et de musiciens assez humbles pour savoir que le meilleur job du monde, c’est de faire sonner un roi du pop comme jamais personne ne l’a fait.

Et voilà, dans ce qui suit, on va plonger dans les sessions d’enregistrement légendaires, les détails qu’on retrouve rarement sur les forums musicaux, les anecdotes qui montrent pourquoi ces trois-là ont mérité une place bien plus grande dans la légende du funk et de la soul moderne.

Parce que la vraie histoire du pop, c’est aussi celle des gars derrière les console.

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Toto, les Maîtres des Sessions : Qui Sont Vraiment Ces Types ?  

Avant de comprendre pourquoi Toto a été si crucial pour Michael Jackson, il faut saisir qui était vraiment ce groupe.

Et c’est là qu’on fait une première révélation importante : Toto n’était pas d’abord un groupe de rock.

Non, non.

Toto était un collectif de musiciens de session, les plus demandés du monde, qui ont décidé en 1976 de monter un projet ensemble.

Naissance d’une Légende : Les Porcaro, Paich et Lukather

Revenons un peu en arrière. Jeff Porcaro et David Paich – deux amis de lycée passionnés de musique – rêvaient d’un groupe où les musiciens seraient aussi compétents à la basse, aux claviers ou à la batterie que sur n’importe quel album pop de l’époque.

Ils enrôlent donc Steve Lukather à la guitare, Steve Porcaro (le frère cadet de Jeff) aux claviers et synthés, et David Hungate à la basse.

C’était un groupe pensé pour faire du pop à la californienne, avec une rigueur studio presque obsessive.

Mais voici le truc : ces mecs-là n’avaient pas besoin de monter un groupe.

Regarde la discographie de Jeff Porcaro seul : des centaines d’albums.

Le mec a enregistré quand il avait 17 ans à peine. Il a joué sur les disques de Steely Dan, Bruce Springsteen, Lionel Richie, Dire Straits, Pink Floyd.

David Paich et Steve Lukather ?

Idem.

Ce n’étaient pas des musiciens qui rêvaient de faire du rock.

C’étaient les musiciens que chaque producteur intelligent du monde voulait dans son studio.

Le « Shuffle Porcaro » : Un Style Qui Change le Jeu

Ce qui rend Jeff Porcaro vraiment unique, c’est son style de batterie reconnaissable entre mille.

Le mec a inventé le « Shuffle Porcaro » – une technique très particulière de ghost notes et de swing sur la batterie qui crée cette sensation de groove extrêmement humain, presque liquide.

Tu écoutes « Rosanna » de Toto ? C’est lui. Tu écoutes « Billie Jean » ou « Beat It » ? C’est aussi lui.

Mais voici ce qu’il faut retenir : Jeff n’aimait pas ce terme.

Il trouvait ça réducteur.

Pour lui, c’était juste… de la musique.

Du groove naturel, pas une signature à breveter.

C’est justement ce qui le rend si attachant – un mec tellement humble qu’il refuse d’être réduit à sa technique.

Un Groupe de Musiciens, Pas de Rocker en Colère

Ce qui définit Toto, c’est cette approche presque scientifique de la musique pop.

Aucune ego massif.

Aucune attitude à la Axl Rose.

Juste des mecs qui aiment quand c’est bien fait, quand ça groove, quand ça fait danser.

Et c’est exactement ce que Michael Jackson cherchait quand il a commencé à les appeler au studio.

Pour résumer, voici ce qui caractérise ces trois musiciens clés :

  • Jeff Porcaro (batterie) : Inventeur du shuffle qui définit les années 80, groove inégalé, discographie dépassant les 500 albums
  • David Paich (claviers, arrangements) : Compositeur talentueux, capable de transcender une démo vocale en symphonie urbaine
  • Steve Lukather (guitare, synthés) : Multi-instrumentiste polyvalent, producteur visionnaire, capable de créer des textures sonores révolutionnaires
  • Steve Porcaro (synthés, arrangements) : Frère de Jeff, co-compositeur de « Human Nature », cerveau derrière les arrangements électroniques

Ces quatre-là ne sont pas juste des musiciens.

Ce sont les architectes du son pop moderne.

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Thriller : La Naissance d’une Légende (1982)  

Quand Michael Jackson et Quincy Jones se réunissent en avril 1982 pour enregistrer Thriller aux studios Westlake de Los Angeles, tout le monde sait qu’il se trame quelque chose.

Le budget ?

750 000 dollars.

Énorme pour l’époque.

Les sessions ?

Du 14 avril au 8 novembre 1982.

Six mois d’enregistrement intensif.

L’Album Qui Change Tout

Thriller n’est pas juste un album.

C’est une déclaration de guerre contre la médiocrité pop.

Michael Jackson veut que chaque note, chaque battement, chaque arrangement soit parfait.

Et pour ça, il appelle Quincy Jones.

Mais Quincy seul, ce n’est pas assez.

Il faut que ce soit foudroyant.

Il faut que ça groove.

Il faut Toto.

Voici la vérité qu’on oublie toujours : Toto n’était pas « la bande sonore » de Thriller.

Non.

Plusieurs membres de Toto ont participé à des tracks spécifiques en tant que musiciens de session.

C’est un détail qui change tout, parce que ça veut dire qu’ils n’ont pas enregistré l’album entier – ils ont été handpickés pour les moments où leur génie était nécessaire.

Les Tracks Où Toto Fait ses Débuts chez Michael

Titre Musiciens Toto Rôle Clé
Human Nature David Paich, Steve Porcaro Claviers, arrangem.
Beat It Steve Lukather Guitare (départ viral)
Billie Jean Jeff Porcaro Batterie signature
The Girl Is Mine Jeff Porcaro Batterie groove
Thriller Steve Porcaro Synth arrangements
Starlight Membres divers Sessions d’arrangements

Table 1: Contributions clés des musiciens Toto à Thriller (1982)

Mais revenons à « Human Nature ».

Ce morceau, c’est la quintessence de ce qui se passe quand un musicien de session rencontre un roi du pop.

David Paich avait écrit cette chanson des années plus tôt.

Un rejet de l’album Toto IV.

Une chanson trop pop, trop lisse pour le rock progressif que Toto cherchait à l’époque.

Michael l’écoute une fois.

Deux fois. Et il dit : « Je veux cette chanson. »

Boom.

C’est comme ça qu’on crée un classique intemporel[3].

Beat It : Le Riff Qui Libère la Guitare

Maintenant parlons de « Beat It ».

Tout le monde pense à Eddie Van Halen quand on parle de cette chanson.

Mais qui a enregistré le riff principal ?

Qui a créé cette texture de guitare si particulière ?

C’est Steve Lukather qui a posé les fondations.

Et oui, Eddie Van Halen apporte le solo légendaire, mais sans la préparation de Lukather, sans ses arrangements, sans sa vision, le solo de Van Halen n’aurait jamais eu ce contexte parfait.

C’est ça, le secret des musiciens de session.

Ils ne cherchent pas la gloire.

Ils cherchent la perfection sonore.

Billie Jean et le Shuffle Porcaro

Et puis il y a « Billie Jean ».

La batterie de cette chanson ?

C’est Jeff Porcaro qui l’enregistre.

Et ce qu’il fait, c’est traduire musicalement ce que Michael demande. Michael Jackson chante les lignes de batterie, les rythmes qu’il imagine dans sa tête.

Et Jeff – avec sa compréhension presque télépathique du groove – les exécute.

Pas juste les exécute.

Les sublimes.

Ce qui est dingue, c’est que Jeff Porcaro n’aimait pas quand on appelait ça le « Shuffle Porcaro ».

Il trouvait que c’était réducteur.

Pour lui, c’était juste du groove naturel.

De la musique vivante. Pas une formule à appliquer.

Et c’est justement pourquoi ce mec était un génie.

L’Absence de Toto Aux Autres Tracks (Et Pourquoi C’est Important)

Attendez – l’album a neuf chansons.

Toto ne joue pas sur toutes.

Pourquoi ?

Parce que Michael et Quincy savaient que certains morceaux avaient besoin d’autres musiciens.

Des cordes live pour « Human Nature ».

Des arrangements de synthé différents sur d’autres tracks.

C’est stratégique.

C’est pensé.

Chaque musicien est là parce qu’il apporte quelque chose que personne d’autre ne peut apporter.

C’est le secret du succès de Thriller : une constellation de musiciens de session, chacun expert dans son domaine, qui se mettent au service d’une vision artistique globale.

Michael Jackson en était le capitaine.

Quincy Jones en était l’architecte.

Et Toto ?

Toto était les ingénieurs qui ont construit la machine.

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Human Nature et Le Génie des Porcaro  

Il y a une phrase que les producteurs et musiciens répètent depuis des décennies : « La meilleure chanson est souvent celle qu’on a rejetée d’abord. »

Human Nature est la preuve vivante de cette philosophie.

Une Chanson Rejetée Devient une Légende

En 1981, David Paich compose « Human Nature » avec John Bettis.

Le morceau est destiné à l’album Toto IV.

Mais voilà – il ne correspond pas à la vision du groupe pour cet album.

Trop pop.

Trop lisse.

Pas assez rock progressif.

Il est écrit, mais il ne verra jamais la lumière du jour sur l’opus Toto IV.

Avance rapide : avril 1982, studios Westlake.

Michael Jackson traîne dans les studios pendant que Toto travaille.

David Paich joue au clavier.

Il commence à jouer cette mélodie. Juste pour lui.

Juste pour voir.

Michael l’entend.

Et là, c’est la magie.

Michael écoute cette progression d’accords.

Cette simplicité élégante.

Cette mélodie qui colle aux oreilles comme du miel.

Et il dit – je vous le jure – quelque chose comme : « Cette chanson. Comment ça s’appelle ? Je la veux. »

David Paich, un peu surpris, lui explique que c’est un rejet.

Que ça n’a jamais été utilisé.

Que ce n’était pas pour Toto.

Michael : « Maintenant, c’est pour moi. »

Et boom. Une rejet become a legend[5].

Steve Porcaro et l’Art de l’Arrangement Électronique

Mais voici ce qui est vraiment intéressant : Steve Porcaro (le claviériste et frère de Jeff) ne se contente pas de jouer les synthés.

Il arrange l’ensemble du morceau.

Il pense au son électronique.

À comment les couches de synthé vont se superposer.

À comment ce groove va parler à l’oreille humaine.

Human Nature, c’est pas seulement David Paich aux claviers et Michael Jackson qui chante magnifiquement.

C’est aussi Steve Porcaro qui comprend que ce morceau a besoin d’une touche futuriste, d’une texture sonore qui fusionne l’orgue classique avec la technologie synthétique des années 80.

C’est du génie arrangé.

Et pour remercier Steve Porcaro pour cette contribution majeure, Michael le crédite.

Steve devient co-compositeur.

Steve devient un nom connu chez les fans sérieux.

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L’Impact Silencieux : Comment « Human Nature » a Changé la Musique Pop

Écoute « Human Nature » aujourd’hui.

En 2026.

Oui, en 2026.

Les claviers sonnent toujours aussi bons.

La batterie ?

Elle a vieilli comme un bon vin.

Le groove ?

Toujours là.

Intemporel.

C’est parce que David Paich et Steve Porcaro ne cherchaient pas à faire « futuriste pour le futuriste ».

Ils cherchaient à faire éternel.

À créer une texture sonore qui parlerait en 1982, en 2000, en 2026.

Et voilà pourquoi cette chanson est probablement la plus couverte, la plus samplée, la plus imitée de la carrière solo de Michael Jackson. C’est une chanson parfaite.

Anecdote : La Visite Inattendue de Michael au Studio de Paich

Voici une anecdote qu’on entend rarement.

D’après les interviews accordées par Steve Porcaro, après que Michael ait validé « Human Nature », le King of Pop demande de continuer à collaborer.

Pas juste sur Thriller.

Il veut que Steve compose avec lui pour le prochain album des Jacksons.

Michael arrive au studio de David Paich où vit aussi Steve Porcaro.

Il a une idée vocale.

Il demande à Steve s’il peut enregistrer.

Steve accepte.

Michael prend le micro et chante neuf passages vocaux – voix principale, harmonies, accompagnements, tous les différents rôles – en environ 40 minutes.

Il chante une chanson qu’il va appeler « Chicago 1945 ».

Des paroles en référence à Chicago, où les Cubs perdaient les World Series.

Et puis il part. Juste comme ça.

Steve Porcaro reste là, abasourdi. Neuf passages vocaux parfaits.

Enregistrés en 40 minutes.

Zéro correction.

Zéro second take.

C’est ça, Michael Jackson à son apogée.

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Bad et Dangerous : La Continuité du Groove 

Maintenant qu’on a établi les bases avec Thriller, avançons un peu.

Bad (1987) et Dangerous (1991).

Deux albums différents. Deux approches différentes.

Mais un fil conducteur : la présence constante de Toto et l’importance des musiciens de session dans la vision globale.

Bad (1987) : L’Album de la Transition

Bad sort en 1987. Michael Jackson ne collabore plus avec Quincy Jones (une première).

Il travaille avec Quincy sur quelques tracks, mais aussi avec Ken « Babyface » Edmonds, Narada Michael Walden, et d’autres producteurs visionnaires.

Et ici, Jeff Porcaro est à nouveau présent.

Pas sur tous les tracks – la batterie est plus programmée sur cet album, moins live – mais ses influences résonnent partout.

Son style, c’est devenu le standard de la batterie pop des années 80.

Les programmeurs de batterie utilisent maintenant les méthodes de Porcaro pour créer leurs patterns.

C’est l’héritage invisible.

Dangerous (1991) : Le Nouvel Eden

Dangerous sort le 26 novembre 1991.

Cet album est une explosion.

Michael Jackson veut montrer qu’il peut faire du New Jack Swing (le son du moment), du R&B urbain, du pop expérimental.

Les producteurs ?

Teddy Riley (le parrain du New Jack Swing), Bruce Swedien (ingénieur légendaire), Slash de Guns N’ Roses (collaborateur surprise), et oui… des musiciens de Toto.

Regarde les crédits : Jeff Porcaro à la batterie sur « Keep the Faith ».

Steve Porcaro aux claviers et synthés sur d’autres tracks.

Pas une présence massive, mais une présence décisive.

La Session de « Keep the Faith » : 18 Heures de Studio

Voici une anecdote extraordinaire.

Pendant les sessions de Dangerous, Michael Jackson enregistre « Keep the Faith ».

C’est un morceau complexe.

Les sessions durent parfois jusqu’à 18 heures d’affilée.

Michael veut que tout soit parfait.

L’ingénieur Bruce Swedien raconte que à un moment, il ordonne à Michael de ne pas quitter le studio tant qu’il n’a pas chanté les vocales de « Keep the Faith » parfaitement du début à la fin.

Pas de breaks.

Pas de pauses.

Tout en une seule prise.

Michael l’a fait.

Il est resté jusqu’à l’aube.

Et la batterie derrière ?

C’est Jeff Porcaro qui a fourni les patterns vivants, les groove humains sur lesquels Michael pouvait compter pour rester dans le groove.

Listes des Contributions : Les Traces Qu’on Oublie

Voici un détail important : sur Dangerous, les crédits montrent que plusieurs musiciens clés collaborent, mais pas toujours les mêmes sur chaque track.

C’est intentionnel.

Voici pourquoi :

Musiciens clés sur Dangerous :

  • Teddy Riley (producteur, drums, synths, guitare sur 6 tracks) : le parrain du New Jack
  • Bruce Swedien (ingénieur, arrangements) : la cohérence sonore
  • Jeff Porcaro (batterie live sur les morceaux nécessitant du groove humain)
  • Steve Porcaro (synths, programmation) : la texture électronique
  • Paul Jackson Jr. (guitare) : le funk traditionnel
  • Slash (guitare sur « Give in to Me ») : le hard rock
  • Siedah Garrett (voix, arrangements) : l’âme féminine

C’est une constellation d’experts, chacun apportant une expertise très spécifique.

Et voilà pourquoi l’album fonctionne aussi bien : c’est une mosaïque pensée, pas un patchwork aléatoire.

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L’Héritage Silencieux et les Pépites Inédites 

Là où l’histoire devient vraiment dingue, c’est quand on découvre qu’il y a des pépites inédites que le monde ne connaît pas.

Des chansons enregistrées durant les sessions de Thriller, jamais sorties officiellement.

Chicago 1945 et Dream Away : Les Fantômes Qui Chantent

En 2024, on apprend quelque chose de fou : Steve Porcaro a vendu les droits de sa musique à Primary Wave – la même boîte qui contrôle les catalogues de James Brown, Bob Marley, Whitney Houston, Prince.

Et ce contrat comprend deux titres inédits co-écrits avec Michael Jackson :

  • « Chicago 1945 »
  • « Dream Away »

Ces deux chansons datent des sessions de Thriller.

Michael et Steve les enregistrent ensemble.

Elles n’ont jamais vu le jour officiel, mais elles ont fuité en ligne.

Les fans sérieux les connaissent.

Les vrais collectionneurs les cherchent.

Pourquoi ces chansons n’ont jamais été sorties ?

Probablement parce qu’elles étaient destinées à Victory, l’album des Jacksons que Michael prépare en même temps.

Et finalement, elles ne correspondent pas à la vision du groupe pour cet album.

Le MJ Music Day 2022 : La Reconnaissance Tardive

En novembre 2022, à Paris, au studio Abbey Road de Suresnes, se déroule le MJ Music Day – un événement célébrant la musique et l’héritage de Michael Jackson.

Et voilà qu’on invite Steve Porcaro à parler de ses collaborations avec Michael.

C’est un des rares moments où Toto reçoit un hommage significatif pour son rôle dans la carrière solo de Michael Jackson.

Des musiciens de renom qui ont travaillé avec MJ envoient des messages vidéo.

Greg Wright (guitariste du Victory Tour). Jennifer Batten (guitariste du Bad Tour).

Tom Bahler (producteur et arrangeur). Tous disent merci à Steve Porcaro pour avoir aidé à créer l’ADN sonore du roi du pop.

C’est tardif.

C’est quelques décennies après les faits. Mais c’est de la reconnaissance.

L’Impact Continu : Comment Toto a Influencé la Musique Moderne

Voici ce qu’il faut comprendre : la musique moderne n’existe pas sans Toto.

Pas juste parce qu’ils ont joué sur Thriller ou Bad.

Non.

Parce qu’ils ont établi le standard de la musicianship en studio que tout le monde cherche à égaler aujourd’hui.

Quand un producteur moderne veut « du groove qui groove », il demande un batteur influencé par Jeff Porcaro.

Quand un arrangeur veut des claviers sophistiqués mais accessibles, il pense à David Paich ou Steve Porcaro.

Quand un guitariste veut du contexte rock pour un morceau pop, il se souvient de Steve Lukather.

Ce n’est pas qu’un héritage.

C’est un ADN.

Les Artistes Modernes Qui Doivent Tout à Toto

Regarde les producteurs actuels.

Mark Ronson ?

Il étudie Toto.

Les musiciens de Vulfpeck ?

Ils parlent de Jeff Porcaro comme d’un prophète.

Les arrangeurs de Anderson .Paak ?

Ils connaissent le shuffle Porcaro par cœur.

C’est ça, l’héritage vraiment important.

Pas la gloire éphémère.

L’influence éternelle.

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Rendre Hommage aux Magiciens de l’Ombre 

Voilà.

Maintenant tu sais.

Michael Jackson n’a jamais pu faire Thriller, Bad ou Dangerous sans Jeff Porcaro, David Paich, Steve Porcaro et Steve Lukather.

Ce ne sont pas juste des crédits au bas de la pochette.

Ce sont les architectes silencieux d’une époque.

Et voici pourquoi cette histoire compte : elle nous rappelle que la vraie musique est toujours un travail d’équipe.

Que les plus grands artistes au monde cherchent pas à tout faire seuls.

Qu’ils s’entourent des meilleurs.

Que l’ego recule derrière la vision artistique.

Michael Jackson savait une chose : quand on veut faire du pop intemporel, on appelle les musiciens de session les plus doués du monde.

Et ces musiciens-là, c’étaient les mecs de Toto.

Pour Continuer à Écouter

Si tu veux vraiment comprendre cette histoire, voici ce qu’il faut faire :

  1. Écoute Thriller de bout en bout, en te concentrant sur la batterie
  2. Fais la même chose avec Bad et Dangerous
  3. Écoute Toto IV – « Africa », « Rosanna » – pour entendre le style signature
  4. Compare les battements de Jeff Porcaro entre Toto et Michael Jackson
  5. Cherche les interviews des membres de Toto parlant de Michael (elles existent sur YouTube)

Et si tu veux explorer plus profond, va sur Mixcloud et cherche des mixes musicaux dédiés au funk et soul des années 80.

Tu vas retrouver cette énergie, ce groove, cette sensation qu’on ne retrouve nulle part ailleurs aujourd’hui.

Voilà le truc important : Thriller n’est pas juste l’album le plus vendu de tous les temps par accident.

C’est parce que c’était techniquement parfait.

Chaque note jouée par quelqu’un de génie.

Chaque arrangement pensé pour durer.

Chaque groove calculé pour faire danser les humains pour l’éternité.

Et les héros méconnus derrière ?

Jeff Porcaro, David Paich, Steve Porcaro et Steve Lukather.

Quatre types de Los Angeles qui comprenaient que l’art vraiment grand requiert l’humilité, le respect et une technique inégalée.

Rends-leur hommage.

Écoute-les.

Cherche-les.

Parce que la prochaine fois que tu entends Michael Jackson, ce ne sont pas juste ses vocales que tu entends.

C’est aussi Toto.

Et franchement, c’est ça qui rend la musique vraiment dingue.

🎧 Va découvrir cette histoire sur radiofunk.radio – ta webradio dédiée au funk, au disco et à la soul authentic.

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FAQ : Tes Questions, Nos Réponses  

Q : Est-ce que Toto a vraiment enregistré tout Thriller ?

R : Non.

C’est une rumeur urbaine qui persiste depuis des décennies.

Plusieurs membres de Toto ont participé à des tracks spécifiques en tant que musiciens de session.

Mais l’album a aussi compté d’autres musiciens extraordinaires.

Chaque morceau avait ses experts attitrés.

C’est stratégique, pas une production de « bande sonore entière ».

Q : Qui a écrit « Human Nature » ?

R : David Paich avec John Bettis.

Mais Steve Porcaro a arrangé le morceau avec Michael Jackson.

C’est une composition Paich-Bettis arrangée par Porcaro-Jackson.

C’est ça qui rend la chanson si particulière – c’est une vraie collaboration, pas un simple enregistrement.

Q : Pourquoi on n’entend jamais parler de Toto dans les documentaires sur Michael Jackson ?

R : Bonne question. Probablement parce que Michael Jackson est tellement dominant culturellement qu’on oublie souvent que les plus grands artistes s’entourent des meilleurs musiciens.

Toto a fait son boulot, a pris ses sous, et a laissé Michael briller.

C’est presque trop humain pour être une bonne story hollywoodienne.

Q : Jeff Porcaro est mort en 1992. Il a joué sur Dangerous ?

R : Pas sur Dangerous lui-même. Il était mort avant. Mais ses influences sont everywhere sur l’album.

Et notamment sur « Keep the Faith ». C’est l’une des dernières collaborations de Jeff avec Michael.

Q : Où est-ce que je peux écouter « Chicago 1945 » et « Dream Away » ?

R : Elles ont fuité en ligne il y a plusieurs années.

Les fans hardcore les connaissent.

Elles ne sont pas sorties officiellement, mais maintenant que Primary Wave contrôle les droits, il est possible qu’on les entende bientôt en exploitation commerciale.

Garde un œil ouvert.

Q : Est-ce que d’autres albums de Michael Jackson ont été produits par des musiciens de Toto ?

R : La présence de Toto diminue après Dangerous.

Mais leur influence ?

Elle persiste.

Et quand Michael veut du groove humain, il sait où chercher.

Q : Pourquoi Steve Lukather n’a pas plus collaboré avec Michael Jackson ?

R : Steve Lukather a été présent sur Thriller, mais aussi sur d’autres projets.

Il aurait pu faire plus, mais les agendas étaient chargés, les sessions pas toujours coordonnées.

Et puis il y a aussi la question de l’ego – Steve avait sa propre carrière de rock star avec Toto.

Michael Jackson recherchait l’humilité musicale.

C’est un équilibre délicat.

Q : Comment est-ce que Jeff Porcaro a pu influencer une carrière aussi énorme que celle de Michael Jackson ?

R : Parce que Jeff Porcaro représentait quelque chose que Michael Jackson vénérait : la technique presque supernatural. Michael ne jouait pas d’instrument.

Il chantait. Il dansait.

Mais la technique musicale ?

Il l’admirait chez les autres.

Et Jeff était un des rares batteurs à qui on pouvait simplement fredonner un groove et il comprendrait instantanément ce que tu voulais.

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Discographie Recommandée  

Pour Comprendre Toto

  • Toto (1978) – Le premier album. Brut, ambitieux, avant la consécration mondiale
  • Toto IV (1982) – L’album de la consécration. « Africa », « Rosanna », « Hydra ». Parfait
  • Toto : Greatest Hits 1977-1997 – Pour une vision complète. Obligatoire

Pour Entendre Toto sur Michael Jackson

  • Thriller (1982) – Michael Jackson. Écoute en focus : Billie Jean, Human Nature, Beat It, The Girl Is Mine
  • Bad (1987) – Michael Jackson. Track d’intérêt : toute la production, mais noter que le style Porcaro influence même les battements programmés
  • Dangerous (1991) – Michael Jackson. Focus : Keep the Faith, la dernière collaboration majeure
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Les Mixes Toto sur Mixcloud (Pour Explorer Plus Profond)

Les mixes musicaux dédiés au funk et à la soul des années 80 souvent incluent du Toto ou des artistes s’inspirant directement de cette ère.

Cherche des playlists thématiques autour de « Session Musicians of the 70s-80s » ou « The Porcaro Legacy ».

Pour Aller Plus Loin : Les Documentaires

  • « Toto : 35 Years of Toto » (2012) – Documentaire TV. Les mecs racontent leurs propres histoires
  • Interviews YouTube de Steve Porcaro – Les véritables conversations sur Michael Jackson viennent directement des musiciens
  • « Quincy » (Netflix, 2018) – Documentaire sur Quincy Jones. Il parle de la production de Thriller et des musiciens impliqués

La Playlist Ultimate : Pour Ta Prochaine Soirée

  1. « Billie Jean » – Michael Jackson (feat. l’influence Jeff Porcaro)
  2. « Human Nature » – Michael Jackson (feat. David Paich-Steve Porcaro)
  3. « Rosanna » – Toto (pour entendre Jeff Porcaro à son apogée)
  4. « Africa » – Toto (autre classique intemporel)
  5. « Beat It » – Michael Jackson (feat. Eddie Van Halen mais produit par Toto)
  6. « Hold the Line » – Toto (pure groove)
  7. « Keep the Faith » – Michael Jackson (feat. Jeff Porcaro – la dernière collaboration majeure)
  8. « It’s Not for Me to Judge » – Toto (showcase de David Paich à la voix ET aux claviers)
  9. « The Girl Is Mine » – Michael Jackson feat. Paul McCartney (feat. Jeff Porcaro à la batterie)
  10. « Hydra » – Toto (fermeture parfaite)

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En Résumé : Les Points Clés à Retenir

Michael Jackson a bâti sa légende solo en s’entourant des meilleurs musiciens du monde.

Parmi eux, les membres de Toto – particulièrement Jeff Porcaro, David Paich, Steve Porcaro et Steve Lukather – ont joué un rôle crucial dans la création de Thriller, Bad et Dangerous.

Ces musiciens de session génies n’ont jamais cherché la célébrité.

Ils ont cherché la perfection sonore.

Et c’est exactement ce qui les rend inoubliables.

La prochaine fois que tu écoutes Thriller, souviens-toi : ce n’est pas qu’une performance vocale.

C’est une architecture musicale parfaitement conçue par les meilleurs.

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Remerciements et Héritage

À Jeff Porcaro (1954-1992), David Paich, Steve Porcaro et Steve Lukather – merci pour cette musique qui ne vieillit jamais. Merci d’avoir compris que la vraie grandeur, c’est l’humilité musicale.

Et à Michael Jackson – merci d’avoir sû reconnaître le génie quand tu l’as entendu, et merci d’avoir donné à ces musiciens une plateforme pour montrer leur art au monde entier.

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🎧 Tu veux en savoir plus sur le funk, le disco et la soul qui ont bâti nos générations ?

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