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Bad 40 : fantasme de fan ou prochaine bombe funk-pop de l’héritage Michael Jackson ?

today26.03.2026 2 5

Arrière-plan
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En bref

Un mystérieux site bad40.com a récemment fait trembler la fanbase de Michael Jackson : certains y voient le signe qu’un coffret Bad 40 se prépare pour 2027, en écho au projet Thriller 40 et au biopic Michael en deux parties.

Sauf qu’en creusant un peu, on découvre que l’hébergement et le WHOIS renvoient surtout vers des initiatives de fans type MJ World Network, déjà derrière des sites comme thriller40.com et history30.com, sans lien officiel confirmé avec le Michael Jackson Estate.

Résultat : entre rumeur, fan fiction et vraie possibilité marketing, on est en plein suspense.

Mais au‑delà du buzz, cette histoire est surtout un prétexte parfait pour replonger dans l’ère Bad, un moment charnière pour l’histoire du funk, de la disco des années 70 mutée en pop moderne, et de la soul futuriste qui continue d’inspirer la scène actuelle.

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Table of Contents

Et si Bad 40 devenait la prochaine révolution funk-pop ?

Salut toi. Oui, toi, là, avec tes vinyles qui s’empilent, tes playlists funk bien rangées et cette petite étincelle dans les yeux dès que tu entends une ligne de basse bien sale.

Depuis quelques jours, un truc fait parler tout le monde : un site bad40.com tout nu, juste un visuel, qui laisse entendre qu’un projet autour des 40 ans de Bad serait dans les tuyaux.

Certains lient ça au biopic Michael, dont la seconde partie couvrirait les années Bad et postérieures, avec une sortie potentielle autour de 2027.

Et là, forcément, les questions fusent : rumeur débile ? coup de com’ de fans ? vrai plan du Michael Jackson Estate ? 

Franchement, on n’a pas encore toutes les réponses.

Ce qu’on sait, c’est que plusieurs enquêtes de fans ont montré que l’hébergeur et les infos de domaine de bad40.com ressemblent plutôt à des sites fanmade comme thriller40.com ou history30.com, montés par le collectif MJ World Network, sans confirmation officielle derrière.

Mais tu me connais : plutôt que de rester bloqué sur le “est‑ce que c’est vrai ?”, j’ai envie de te proposer une plongée en profondeur dans l’univers Bad, ce moment où Michael Jackson a transformé l’héritage disco-funk des années 70 en une machine pop ultra moderne.

On va donc parler histoire, labels, groove, influences funk, héritage sur la scène actuelle, et ce que pourrait contenir un hypothétique Bad 40 qui respecte vraiment le son et l’âme de cette époque.

Le tout avec ton guide habituel, curateur musical et DJ de la maison Radio Funk, ici pour te raconter l’histoire comme si on était en after, platines allumées.

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Sommaire

  • Bad 40 : la rumeur qui affole les fans
  • Bad en 1987 : quand la funk rencontre la pop globale
  • L’ADN funk et soul de Bad : ce qui groove derrière les hits
  • Labels, producteurs, studios : la fabrique d’un classique
  • De 1987 à aujourd’hui : l’héritage de Bad dans le funk moderne
  • Si Bad 40 sortait vraiment : le coffret rêvé d’un digger funk
  • Discographie et pistes essentielles à (re)découvrir
  • FAQ : Bad 40, rumeurs, héritage funk

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Bad 40 : la rumeur qui affole les fans

Un site mystérieux et une fanbase en ébullition

Tout part d’un détail : un site bad40.com qui apparaît en ligne avec un simple visuel, sans navigation, sans communiqué officiel, juste de quoi faire monter la température chez les fans de Michael Jackson.

Sur les réseaux, des comptes spécialisés et des communautés autour du futur biopic Michael commencent à relayer l’info, en imaginant un plan parfait : première partie du film qui se termine sur l’ère Bad, sortie en 2027, et derrière, un gros projet Bad 40 pour capitaliser sur l’émotion.

En parallèle, des fans plus techniques commencent à fouiller les enregistrements WHOIS et l’hébergement du domaine.

Là, ça devient intéressant : les infos semblent matcher avec des sites comme thriller40.com ou history30.com, déjà identifiés comme des sites montés par le collectif MJ World Network, un fanbase très actif, mais pas officiellement affilié au Michael Jackson Estate.

Résultat : ce fameux bad40.com ressemble davantage à une plateforme de fans qui cherche à pousser l’idée, plutôt qu’à un site directement géré par l’Estate.

Ce que disent les sources sérieuses

Certaines pages et comptes spécialisés ont clairement indiqué qu’aucune annonce officielle n’avait été faite pour un projet Bad 40 au moment où ces rumeurs ont commencé à circuler.

Des posts sur Instagram détaillent même que, pour l’instant, il ne s’agit que de spéculations, malgré le clin d’œil évident au modèle Thriller 40 et à la logique des anniversaires d’albums.

Sur Reddit et d’autres forums de fans, on retrouve tout le spectre : des gens qui rêvent déjà d’un coffret triple CD blindé d’inédits, d’autres qui rappellent que Bad 25 en 2012 avait déjà proposé un package solide (live de Wembley, inédits, remixes) et qu’il faudra être créatif pour étonner encore.

Mais tout le monde tombe d’accord sur un point : si Bad 40 devient réalité, ce sera une occasion en or de remettre en avant l’héritage funk, soul et pop de cet album charnière.

L'album Thriller bat les records mondiaux

Rumeur ou pas : pourquoi c’est important pour l’histoire du funk

Même si bad40.com devait finalement rester un projet de fans, la discussion qu’il déclenche est cruciale pour celles et ceux qui s’intéressent à l’histoire du funk et à la transformation de la disco des années 70 en pop globale.

Bad, sorti en 1987, cristallise cette mutation : sons plus durs, batterie électronique plus frontale, basses très travaillées, mais toujours ce sens du groove qui vient directement des racines soul, funk et disco.

En gros, parler de Bad 40, c’est ouvrir un débat sur : comment on réédite un classique sans le trahir, comment on valorise la part funk d’un album souvent catalogué uniquement comme pop, et comment on transmet cet héritage à une nouvelle génération de diggers, DJs et auditeurs qui découvrent Michael Jackson à travers le prisme du streaming.

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Bad en 1987 : quand la funk rencontre la pop globale

Un album attendu comme la suite de Thriller

Quand Bad sort le 31 août 1987, le monde entier attend la suite de Thriller, l’album le plus vendu de l’histoire, sorti en 1982.

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Il s’agit du septième album studio de Michael Jackson, et surtout de sa troisième et dernière collaboration avec Quincy Jones en tant que producteur, après Off the Wall et Thriller.

L’album est édité par Epic Records (filiale de CBS, devenue plus tard partie du groupe Sony Music), ce qui ancre le projet dans la grande industrie major, avec des moyens colossaux de production et de promotion.

Bad est un album de dance-pop et R&B qui pousse encore plus loin le contrôle artistique de Michael : il compose et co‑produit la quasi‑totalité des titres, avec des thèmes qui vont de la célébrité à la paranoïa médiatique, en passant par la romance, le self‑empowerment et une forme de spiritualité pop.

Musicalement, on est en plein dans cette fin des années 80 où le funk s’est hybridé avec la pop, où la disco des années 70 a laissé place à une esthétique plus électronique, mais où le groove reste au centre.

Succès commercial et chiffres qui donnent le vertige

Dès sa sortie, Bad explose les compteurs : il atteint la première place des charts dans treize pays et s’impose dans le top 20 quasiment partout ailleurs.

Aux États‑Unis, il débute directement numéro un du Billboard 200 et y reste six semaines d’affilée, avec plus de 2,25 millions d’exemplaires vendus en une semaine, ce qui en fait, à l’époque, l’album le plus rapidement vendu de l’histoire du pays.

Au fil des années, les chiffres deviennent indécents : on estime que Bad s’est vendu à plus de 35 millions d’exemplaires dans le monde, en faisant l’un des albums les plus vendus de tous les temps.

Aux États‑Unis, il est certifié 11× platine par la RIAA (plus de 11 millions d’unités), et au Royaume‑Uni, il atteint 14× platine avec environ 4,2 millions de ventes, devenant le deuxième album le plus vendu de Jackson sur ce territoire.

Une avalanche de singles et un règne sur les charts

Bad, c’est aussi une machine à singles : neuf titres sortent en single (dont un promo), et cinq atteignent la première place du Billboard Hot 100, un record historique pour un même album à l’époque. Parmi eux :

  • I Just Can’t Stop Loving You (avec Siedah Garrett)
  • Bad
  • The Way You Make Me Feel
  • Man in the Mirror
  • Dirty Diana

Cette stratégie de singles successifs permet à l’album de rester dans le top 5 du Billboard 200 pendant 38 semaines, un record pour un artiste solo masculin.

Mais derrière les chiffres, ce qui nous intéresse ici, c’est comment ces morceaux font dialoguer l’énergie funk, les héritages de la disco et une écriture pop ultra efficace, taillée pour les radios et les stades.

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L’ADN funk et soul de Bad : ce qui groove derrière les hits

Du funk dans les veines, même quand c’est pop

On présente souvent Bad comme un album de pop ou de dance-pop, mais pour une oreille habituée au funk, il suffit de couper les voix et d’écouter les instrumentaux pour entendre la filiation.

Les lignes de basse sont profondément syncopées, les guitares jouent ce rôle de hachoir rythmique typique du funk, et les cuivres (ou leurs équivalents synthés) ponctuent les phrases comme sur les productions de James Brown ou Earth, Wind & Fire.

Des titres comme Bad, Smooth Criminal ou Another Part of Me reposent sur des grooves très serrés, où la rythmique est au centre, presque plus importante que l’harmonie.

On est dans une logique héritée de la disco des années 70, mais passée à la moulinette des années 80 : boîtes à rythmes plus sèches, claps claquants, synthétiseurs numériques, mais toujours ce principe fondamental du funk : si la basse ne donne pas envie de bouger, le morceau est raté.

Une soul futuriste dans l’interprétation

La dimension soul de Bad se joue surtout dans la voix de Michael et dans l’écriture mélodique.

Sur Man in the Mirror, co‑écrit avec Siedah Garrett, on retrouve une tradition de gospel-soul modernisée : montée en intensité, chœurs, modulation finale, message de transformation personnelle qui rappelle certaines grandes ballades soul des années 70, mais sur une production 80s très léchée.

Même chose sur I Just Can’t Stop Loving You : structure de ballade R&B classique, mais traitement sonore recontextualisé dans l’esthétique de la fin de décennie, avec cette manière d’utiliser les reverbs et les delays pour agrandir l’espace autour de la voix.

Bad devient ainsi un pont entre la soul des seventies, la disco, le funk et la pop globale qui va dominer les années 90.

Tableau récap : Bad, album charnière

Élément Détail clé Impact musique funk / disco
Date de sortie 31 août 1987 Ancre la transition entre post‑disco et pop électronique
Label principal Epic Records (CBS / Sony) Diffusion mondiale, intégration du funk dans la pop grand public
Producteur Quincy Jones (prod. principale) Héritage jazz/funk, sophistication des arrangements
Ventes estimées > 35 millions d’exemplaires L’un des albums les plus vendus de l’histoire, popularisation massive du son funk‑pop
Singles n°1 US 5 n°1 au Billboard Hot 100 Validation du format funk‑pop comme standard radio
Certification US 11× platine RIAA Poids colossal dans l’industrie, modèle pour les rééditions anniversaires

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Labels, producteurs, studios : la fabrique d’un classique

Epic, CBS et l’ère des majors tout‑puissantes

Bad sort chez Epic Records, une filiale de CBS Records, qui sera ensuite intégrée au groupe Sony Music.

À cette époque, les majors contrôlent non seulement la production et la distribution physique (vinyle, cassette, CD), mais aussi une grande partie des circuits médiatiques : TV, radio, presse musicale.

Quand tu es Michael Jackson, que tu sors ton album chez Epic/CBS, c’est comme si tu lançais une fusée avec tout le carburant possible.

Pour l’histoire du funk et du disco, c’est essentiel : cette structure permet à des grooves issus des clubs et des communautés afro‑américaines de devenir la bande-son mondiale.

Ce qui, vingt ou trente ans plus tard, explique que des kids qui n’étaient même pas nés à l’époque vibrent encore sur ces sons, que ce soit via des playlists, des samples hip‑hop, ou les sets de DJs house et nu‑disco.

Quincy Jones et l’équipe de choc

Côté production, Quincy Jones est aux commandes pour la troisième et dernière fois sur un album studio de Michael Jackson.

Son approche est nourrie par le jazz, la soul, le funk et la pop orchestrale.

Il s’entoure d’une équipe monstrueuse : musiciens de studio ultra pointus, ingénieurs comme Bruce Swedien, qui remporte d’ailleurs un Grammy pour le travail d’ingénierie sur Bad.

Jones a cette phrase célèbre, rapportée à propos de ses collaborations avec Jackson : « On met tous les ingrédients sur la table, et ensuite on retire tout ce qui n’est pas absolument nécessaire. »

Cette logique minimaliste, appliquée à des grooves funk très serrés, donne ce son incroyablement précis de Bad : chaque kick, chaque clap, chaque snap est pensé pour le dancefloor, même quand l’habillage semble pop.

Studios, technologie et esthétique sonore

Bad est enregistré et produit dans plusieurs studios de haut niveau, notamment à Los Angeles, avec une utilisation poussée des technologies de l’époque : boîtes à rythmes, synthétiseurs numériques, samplers, consoles analogiques haut de gamme.

On est dans cette période charnière où la technologie commence à transformer la manière de faire du funk : les batteries acoustiques laissent progressivement la place aux programmations, mais le feel funk demeure.

Ce mélange d’analogique et de numérique crée une esthétique qui va influencer toute la fin des années 80 et le début des années 90, du new jack swing au R&B moderne.

De nombreux producteurs de funk et de R&B citeront d’ailleurs Bad et Thriller comme des références majeures en termes de son, de compression, de placement des éléments dans le spectre.

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De 1987 à aujourd’hui : l’héritage de Bad dans le funk moderne

De la pop 80s au new jack swing

La sortie de Bad prépare le terrain pour le new jack swing, ce mélange explosif de R&B, de funk et de hip‑hop popularisé par des producteurs comme Teddy Riley à la fin des années 80.

On retrouve chez Riley et d’autres cette philosophie héritée de Bad : grooves percussifs, basses synthétiques, voix hyper produites, mais toujours ce lien avec le funk des années 70.

Des artistes R&B des années 90 jusqu’aux boys bands pop, toute une génération est influencée par la manière dont Bad structure ses morceaux : intros fortes, breaks, ponts modulés, finales qui montent en intensité.

L’idée d’un album pensé comme une succession de singles potentiels vient aussi de là, et on la retrouve aujourd’hui dans la manière dont beaucoup d’artistes funk‑pop calibrent leurs projets.

Bad, banque de samples et référence culturelle

Avec les décennies, Bad devient aussi une banque de samples et de références.

Des éléments rythmiques, des bouts de voix, des riffs de synthé et de guitare sont repris, réinterprétés ou simplement évoqués dans des productions hip‑hop, R&B, house ou nu‑disco.

La puissance visuelle des clips – Smooth Criminal, Bad, The Way You Make Me Feel – nourrit aussi l’imaginaire des réalisateurs et des performeurs.

Dans l’écosystème funk/disco/soul, Bad représente une sorte de point de bascule : il ferme symboliquement le chapitre des grandes années disco‑funk 70/80 et ouvre la voie à une pop plus dure, plus digitale, mais encore profondément connectée à cette culture du groove.

Pour un DJ ou un curateur musical, c’est un carrefour : d’un côté, tu peux remonter vers Off the Wall, George Duke, Shalamar, Chic ; de l’autre, glisser vers Guy, Bobby Brown, Janet Jackson période Control/Rhythm Nation.

Héritage chez les artistes contemporains

Aujourd’hui, l’influence de Bad se ressent chez des artistes qui naviguent entre pop, funk, R&B et nu‑disco.

Des noms comme Bruno Mars, The Weeknd, Daft Punk (période Random Access Memories), ou des artistes funk modernes et boogie comme Tuxedo (Mayer Hawthorne & Jake One) reprennent à leur manière cette alliance de groove funk et de productions ultra léchées.

Même sur la scène francophone funk et disco, on retrouve cette filiation : usage de la batterie électronique couplée à des basses très jouées, refrains pop imparables, clins d’œil assumés aux années 80 dans le son comme dans l’esthétique visuelle.

Bad reste une sorte de mètre‑étalon : un rappel que tu peux être funky à mort tout en parlant au grand public.

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Si Bad 40 sortait vraiment : le coffret rêvé d’un digger funk

Ce qu’un Bad 40 pourrait (et devrait) contenir

Imaginons maintenant que la rumeur devienne réalité, que l’Estate valide un Bad 40 officiel pour 2027.

Qu’est‑ce qu’on voudrait, en tant que diggers, DJs et amoureux de funk et de disco ?

Quelques pistes évidentes :

  • Remaster respectueux du mix original, sans compresser tout à mort
  • Démos funk et versions de travail plus brutes
  • Extended mixes façon club de l’époque
  • Inédits ou prises alternatives avec plus de place pour la rythmique

Bad 25 proposait déjà des inédits comme “Streetwalker” ou des versions alternatives, ainsi qu’un live à Wembley, mais il reste encore dans les archives des démos et sessions de travail qui pourraient éclairer davantage la dimension funk de l’album.

Mettre en avant l’héritage funk et disco

L’enjeu d’un hypothétique Bad 40, au‑delà du simple anniversaire, serait de rééquilibrer le récit autour de l’album : arrêter de le voir uniquement comme un monstre pop et montrer à quel point il s’inscrit dans l’histoire du funk et de la disco des années 70 transformée.

On pourrait imaginer :

  • Un livret riche en analyses musicales centrées sur le groove
  • Des témoignages de musiciens de studio ayant joué sur les sessions
  • Des focus sur l’influence de Bad dans le new jack swing et le R&B 90s
  • Des parallèles avec des artistes funk contemporains

Bref, un coffret qui parle autant aux collectionneurs de vinyles qu’aux nouveaux auditeurs qui découvrent Michael Jackson via le streaming, et qui ont besoin de sentir le lien entre ce son et ce qu’ils écoutent aujourd’hui.

Un pont parfait avec un biopic en deux parties

La rumeur autour de Bad 40 est souvent couplée à celle d’un biopic Michael en deux volets, dont la seconde partie couvrirait justement la période Bad et au‑delà.

Stratégie idéale : tu termines le film sur un moment fort de l’ère Bad – tournée mondiale, clip iconique – et tu sors derrière un coffret anniversaire qui permet de revivre ce moment mais en version audio étendue.

Pour le public funk/disco/soul, ce serait une opportunité rare de remettre l’accent sur la face groove de Michael Jackson, souvent écrasée par la surmédiatisation de Thriller.

Et si les curateurs de ce projet font bien leur boulot, Bad 40 pourrait devenir un objet pédagogique pour comprendre comment un gamin nourri au soul et au funk Motown devient le roi de la pop globale sans jamais lâcher le groove.

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Discographie et pistes essentielles à redécouvrir

Les sorties officielles autour de Bad

Pour t’y retrouver dans la jungle des éditions, voilà un petit récapitulatif des sorties majeures autour de Bad :

  • Bad (album original, 1987) – La base : 10 titres (puis 11 selon éditions), le cœur de l’ère Bad.
  • Bad – Special Edition (début 2000s) – Réédition avec quelques bonus et commentaires.
  • Bad 25 (2012) – Édition anniversaire 25 ans, avec un second disque d’inédits, de démos et de remixes, plus un concert live à Wembley en édition deluxe.
  • Compilations et best‑of où plusieurs titres de Bad sont constamment remis en avant (HIStory, Number Ones, The Essential, etc.).

Si Bad 40 voit le jour, il devra forcément dialoguer avec Bad 25, en allant plus loin sur les inédits et la contextualisation historique.

Playlist idéale : Bad côté funk et groove

Parce qu’on ne va pas se mentir : ce qui nous intéresse chez Radio Funk, c’est le groove. Voici une sélection de pistes de Bad (et autour) à remettre tout de suite dans tes playlists funk/disco/soul :

  • Bad – Pour son riff de synthé ultra agressif et son groove martelé.
  • The Way You Make Me Feel – Shuffle irrésistible, batterie qui claque, swing parfait.
  • Smooth Criminal – Rythmiques syncopées, tension permanente, idéal pour les mixes plus durs.
  • Another Part of Me – Sans doute l’un des plus funk de l’album, ligne de basse monumentale.
  • Liberian Girl – Plus doux, mais avec une sensualité soul qui s’intègre bien dans un set mid‑tempo.
  • Streetwalker (Bad 25) – Inédit qui respire le funk, parfait pour surprendre les gens qui ne connaissent que les hits.

Tu peux les enchaîner dans un set aux côtés de Jam (Dangerous), de morceaux de Janet Jackson période Control/Rhythm Nation, ou encore de productions Teddy Riley pour un voyage complet dans la transition funk new jack swing R&B 90s.

À écouter sur Mixcloud et en radio

Pour prolonger le délire, certains DJs et curateurs ont déjà dédié des mixes complets à l’ère Bad, ou à la rencontre entre funk 70s, disco et pop 80s, sur des plateformes comme Mixcloud.

Entre les sélections “MJ deep cuts”, les sets “80s funk & boogie” ou les mixtapes dédiées aux extended versions et dub mixes de l’époque, tu as de quoi creuser pendant des heures.

Et bien sûr, ta radio funk de référence n’est jamais loin : sur Radiofunk.radio, l’âme de cette époque tourne 24/7, entre disco ultime, boogie 80s, new jack swing et soul vintage.

C’est le terrain de jeu idéal pour replacer des titres de Bad au milieu de pépites moins connues, dans des sets qui racontent une vraie histoire du groove.

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FAQ : Bad 40, rumeurs, héritage funk

Bad 40 est‑il officiellement confirmé ?

À ce jour, aucune annonce officielle du Michael Jackson Estate ne confirme l’existence d’un projet Bad 40.

Le site bad40.com semble lié à des initiatives de fans comme MJ World Network, déjà derrière des sites anniversaires non officiels comme thriller40.com ou history30.com.

Pourquoi parle‑t‑on de 2027 pour Bad 40 ?

Parce que 2027 marquera les 40 ans de la sortie de Bad (1987), et que la rumeur associe cette date à la sortie potentielle de la seconde partie du biopic Michael, qui couvrirait l’ère Bad et au‑delà.

C’est un alignement parfait pour un projet anniversaire, même si rien n’est gravé dans le marbre.

Quelle est la place de Bad dans l’histoire du funk et de la disco ?

Bad est un album charnière : il arrive après l’âge d’or de la disco des années 70 et en pleine transformation du funk vers une esthétique plus électronique et pop.

Il synthétise ces influences dans un format grand public, avec des grooves très travaillés, des basses funk, des guitares rythmiques et une production moderne.

Bad a‑t‑il été un succès commercial ?

Oui, un succès colossal : plus de 35 millions d’exemplaires vendus dans le monde, 11× platine aux États‑Unis, 14× platine au Royaume‑Uni, cinq singles numéro un au Billboard Hot 100, et une présence record dans le top 5 des charts.

Quels labels sont impliqués dans Bad ?

Bad est sorti sur Epic Records, label de CBS Records, intégré ensuite à Sony Music.

Ce positionnement dans une grande major a permis une diffusion mondiale massive, transformant un album profondément ancré dans une culture funk/soul en phénomène global.

Pourquoi les fans veulent‑ils un Bad 40 ?

Parce que Bad 25 a déjà montré qu’il y avait un énorme appétit pour des inédits, des démos, des versions alternatives et des concerts de l’ère Bad.

Un Bad 40 bien conçu pourrait aller encore plus loin, en mettant en avant la dimension funk et disco de l’album et en proposant un regard renouvelé sur son héritage.

Où écouter des sélections inspirées par Bad aujourd’hui ?

Sur des plateformes comme Mixcloud, on trouve de nombreux mixes dédiés à Michael Jackson, à l’ère Bad, ou à la fusion funk/disco/pop 80s.

Et pour un flux continu de funk, disco, soul et new jack swing dans l’esprit de cette époque, Radiofunk.radio reste une référence, avec des DJs et curateurs spécialisés.

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Bad 40 ou pas, le groove continue

Que Bad 40 devienne un projet officiel ou reste un magnifique fantasme de fans, la vraie question est ailleurs : comment on continue à faire vivre cette histoire du funk, de la disco et de la soul à travers les décennies.

Bad est l’un de ces albums‑pivot qui montrent que tu peux prendre des racines profondément noires, funky, soul, les passer par le filtre de la grande industrie et en faire une œuvre qui résonne encore des décennies plus tard.

Si un jour un coffret Bad 40 voit le jour, espérons qu’il ne se contente pas d’empiler des remixes inutiles, mais qu’il donne à entendre la matière brute : les démos, les essais, les grooves non polis, les essais de basse, les versions longues pensées pour les clubs.

En attendant, c’est à nous – DJs, curateurs, auditeurs passionnés – de faire le boulot : sortir les vinyles, revisiter les éditions existantes, creuser les deep cuts et les replacer dans des sélections qui racontent une vraie histoire du funk et de la disco des années 70‑80.

Alors fais‑toi un cadeau : ce soir, coupe les notifs, allume tes enceintes, lance un bon mix 80s funk & MJ deep cuts sur Mixcloud, et laisse tourner Radiofunk.radio en fond.

Parce qu’au fond, que Bad 40 arrive ou pas, le groove, lui, ne prend jamais une ride.

Écouter sur mixcloud

Écrit par: La Rédaction Radio Funk

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