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Destiny : L’Album Pivot des Jackson 5 Décortiqué
En bref
Destiny (1978) marque le tournant majeur des Jackson 5 sous Epic Records, le premier album entièrement produit et écrit par les frères Jackson.
Avec 4 millions de copies vendues mondialement et des hits comme « Shake Your Body (Down to the Ground) » et « Blame It on the Boogie », cet opus incarne parfaitement la fusion disco-funk de la fin des années 70.
C’est leur album le plus créatif depuis leur départ de Motown en 1976, un pont audacieux entre pop conventionnelle et grooves underground.
Sommaire
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ToggleSalut toi. Oui, toi, qui traînes depuis toujours avec ce mystère : comment des mecs qui ont grandit sous la tutelle étouffante de Motown, contrôlés par Berry Gordy jusqu’aux cheveux, se sont-ils libérés ?
Eh bien, en 1976, ils ont foutu le camp chez Epic Records.
Deux albums plus tard, c’est en 1978 qu’arrive Destiny, le premier disque où les frères Jackson peuvent vraiment respirer.
C’est dingue comme moment historique, mec.
Pendant des années, les Jackson 5 ont dû composer avec les architectes du son Philly : Kenny Gamble et Leon Huff.
Des producteurs de génie, bien sûr, mais des producteurs qui tenaient les rênes.
À Motown, Gordy décidait.
Aux débuts d’Epic, Gamble et Huff contrôlaient encore largement la direction.
Pour la première fois, les frères ont le contrôle total. Ils écrivent eux-mêmes.
Ils produisent eux-mêmes.
Et bordel, ça se sent immédiatement.
Cette liberté créative qu’on respire sur chaque plage, c’est l’oxygène des jeunes musiciens qu’ils sont devenus.
Enregistré en deux mois à peine dans le studio maison du Hayvenhurst, leur manoir de Beverly Hills, cet album respire l’authenticité.
Michael Jackson a alors 20 ans.
Randy assure à la percussion.
Tito, Jackie, et Marlon apportent leur voix.
Pas d’intermédiaires, pas d’interférences : juste les frères Jackson dans leur élément.
Voilà où ça devient vraiment intéressant.
Destiny réunit une constellation de talents musicaux qui transforment l’album en laboratoire sonore.
C’est pas juste « les Jackson qui font du disco ». Non mec, c’est bien plus dense que ça.
Regarde la production crédit : vous voyez Ed Greene à la batterie ?
Le mec qui a joué avec Marvin Gaye.
Nathan Watts à la basse ?
C’est lui qui a créé cette ligne de basse obsédante sur « Shake Your Body ».
Greg Phillinganes au clavier ?
Un virtuose qui comprend comment mélanger synthé et funk.
Et puis il y a Jerry Hey, maître des arrangements de cuivres, qui orchestrait déjà le son Motown pour Michael.
Les arrangements de cordes de Tom Tom 84 sur des titres comme « Bless His Soul » et « Destiny » apportent cette dimension symphonique qui élève le disque au-dessus du simple disco.
C’est du luxe arrangé pour danseurs qui réfléchissent.
Et puis, il faut parler des producteurs exécutifs : Bobby Colomby et Mike Atkinson.
Ces deux-là savent comment laisser les artistes briller tout en gardant une vision d’ensemble cohérente.
C’est un équilibre fragile qu’ils maîtrisent parfaitement.
| Rôle | Nom | Instrument/Fonction |
| Lead vocals | Michael Jackson | Arrangeur vocal clé |
| Guitare | Tito Jackson | Riff de signature |
| Percussions | Randy Jackson, Paulinho da Costa | Congas et batterie |
| Basse | Nathan Watts | Fondation groove |
| Claviers | Greg Phillinganes | Synth et texture |
| Cuivres | Jerry Hey | Arrangements horns |
| Cordes | Tom Tom 84, Clare Fischer | Orchestration |
| Production | Bobby Colomby, Mike Atkinson | Vision d’ensemble |
Franchement, quand tu écoutes ce disque maintenant, en 2026, tu réalises que le son que tu entends n’aurait jamais existé sans cette convergence de talents.
C’est rare.
Et c’est précisément ce qui rend Destiny si spécial.

« Blame It on the Boogie » lance l’album comme une gifle heureuse.
Trois mecs nommés Jackson (Mick, David, Elmar Krohn) ont écrit ce morceau, mais les frères Jackson la transforment en pure or dance.
Ce qui frappe d’abord ? Cette riff de guitare funky-disco hypnotique.
Elle te rentre dans la tête immédiatement.
Les cuivres claquent. Michael chante comme si danser était sa drogue.
Et statistiquement parlant : ce titre a dominé les pistes de danse.
Le groove est irrésistible, carrément intemporel.
Ce titre a donné naissance à la version remix de John Luongo, un producteur disco mythique qui allongeait le morceaux à 6 minutes 59 secondes.
Parfait pour les DJ de dancefloor qui avaient besoin de temps pour switcher.
« Push Me Away » arrive ensuite avec des cordes dramatiques.
Clare Fischer au piano, Jerry Hey aux cuivres : l’arrangement respire une tension psychologique douce.
Tito Jackson à la guitare crée des nappes à la fois menaçantes et sensuelles.
C’est un « fuck off » élégant chanté par Jackie Jackson en lead, soutenu par les voix des frères.
Le message ?
Ne me poussez pas trop loin.
« Things I Do for You » braque le projecteur sur Michael.
Le groove jazz-funk est nerveux, saccadé, presque agressif.
Paulinho da Costa aux percussions crachotille une batterie de congas qui ressemble à de la rage contrôlée.
Michael crie presque qu’il en a marre d’être utilisé.
C’est du pur funk poétique, du groove de revendication.
Les 4 minutes 05 secondes suffisent pour te faire sentir l’énergie d’une jeunesse en révolte douce.
« Shake Your Body (Down to the Ground) » termine la face A comme l’hymne définitif du disque.
Huit minutes d’une progression merveilleuse.
Michael et Randy ont écrit ce chef-d’œuvre ensemble.
La basse de Nathan Watts est monumentale : tu la sens résonner jusque dans ton estomac.
Le beat de la batterie d’Ed Greene est précision pure.
Et puis, il y a ce moment où le groove se liquéfie vers la 7ème minute, où la danse devient méditation.
« Let’s dance, let’s shout… shake your body down to the ground » — c’est l’invitation finale à la débauche joyeuse.
C’est inspiré de « Got to Give It Up » de Marvin Gaye, mais les Jackson transforment l’influence en quelque chose de complètement nouveau.
Cet album-là, c’est de la musique qui vieillit mal ?
Non, putain.
C’est de la musique qui vieillit mieux.
« Destiny » ouvre la deuxième face comme une confession.
Le titre éponyme porte un message caché : les frères Jackson déclarent leur indépendance à travers les métaphores d’un mec qui veux fuir la ville et la pression.
Il y a des influences country-rock bizarres qui s’entrelacent avec du funk brut.
Tom Tom 84 arrange les cordes avec une délicatesse qui contraste avec les rythmes syncopés.
C’est pas du disco ici : c’est de la soul introspective masquée en groove urbain.
« Bless His Soul » poursuit l’introspection. Jackie Jackson lead, appuyé par les frères en harmonies vocales simples mais puissantes.
La basse de Nathan Watts reste cette fondation immuable.
Les cordes enroulent autour du groove comme du miel sur du pain chaud.
C’est du R&B old-school filtré à travers une conscience disco.
Doux, mais ferme.
« All Night Dancin' » réaffirme le message de la danse.
Michael et Randy l’ont écrite, et putain, c’est un appel à la débauche totale.
« All night, all night / Dancing all night » répété obsessionnellement.
La guitare crie.
La batterie est impitoyable.
C’est fatigant à écouter, intentionnellement.
C’est un hymne cardiovasculaire qui prépare les festivaliers à 6 heures du matin du dimanche.
« That’s What You Get (For Being Polite) » finit le disque avec une question morale : pourquoi être gentil si ça ne sert à rien ?
Michael et Randy posent cette énigme.
Les cuivres arrangés par Tom Tom 84 sont presque funèbres, comme si la politesse avait tué quelque chose.
Encore une fois, c’est du funk de penseurs, pas de danseurs.
C’est la conclusion philosophique d’un album qui oscille entre joie et doute.

Comprendre Destiny, c’est comprendre ce moment très spécifique de la fin des années 70 où le disco commençait à envahir chaque genre musical.
Mais les Jackson 5 (rebaptisés « The Jacksons ») ne se laissent pas submerger.
Ils negocient avec le disco.
La vraie magie ici ? C’est la fusion intelligente.
Le disque ne dit jamais « on n’aime pas le disco ».
Au contraire, il dit : « on va prendre le disco et on va le muscler avec du funk lourd, on va ajouter des cuivres jazz, et on va le réfléchir avec une profondeur lyrique que le simple disco-dancefloor n’a pas. »
Techniquement, les rythmes syncopés viennent du disco (ces double-croches hypnotiques), mais ils sont ancrés dans une section de rythme funk inébranlable.
Les basses sont pures funk (Nathan Watts est un funky bassman avant tout).
Les cuivres hérités de l’héritage Philly soul.
Les synthétiseurs ajoutent cette couche futuriste que les pionniers du disco adoraient.
Et puis, il y a la production générale. Pas d’excès.
Pas de violons pleurnichards comme certains albums disco complètement dingues de cette époque.
Ici, chaque instrument respire.
C’est une production professionnelle, propre, dense mais aérée.
Les remixes de John Luongo (disponibles sur les rééditions 2009 et 2021) allongent certains morceaux pour la dancefloor.
Mais écoute le mixing original : c’est pas un album pour danseurs uniquement.
C’est un album pour penseurs qui dansent. Et franchement, ça change tout.
C’est fou de réaliser que Destiny a 48 ans et qu’il influence toujours la musique contemporaine.
Tu cherches qui fabrique du disco-funk actuel ?
Regarde Silk Sonic de Bruno Mars et Anderson .Paak : c’est pas directement un pastiche de Destiny, mais tu sens l’ADN Jackson dans chaque groove.
Les artistes de funk moderne — ceux qui resurgissent sur le circuit entre rap et soul — prennent des leçons dans ce disque.
Vois Charles Bradley, D’Angelo (particulièrement sur « Voodoo »), Anderson .Paak, le collectif Vulfpeck : ils tous ont écouté Destiny, compris la recette, et l’ont réinventée pour le 21ème siècle.
Le message du disque est devenu presque prophétique.
Quand Michael chante « shake your body down to the ground », il parle de libération par le corps.
C’est un hymne anti-répression, anti-contrôle intellectuel.
Ça résonne très fort avec aujourd’hui. Les gens veulent réembrasser leurs corps, refuser les conventions.
Destiny théorisait ce besoin en 1978.
Et puis il y a ce facteur intergénérationnel.
Tes grands-parents qui avaient 30 ans en 1979 adorent ce disque.
Tes parents qui l’ont découvert dans les années 80 le considèrent comme un classique.
Les nouveaux auditeurs de 2026 qui le cherchent sur Apple Music le trouvent radicalement moderne.
C’est rare qu’un disque traverse trois générations avec autant de grâce.

C’est important de parler des formats parce que le rapport au disque change ton expérience musicale.
Et un album comme Destiny, il mérite de vraies formats.
Le Vinyle : L’Expérience Intégrale
Le 45-tours original de 1978 sur Epic Records est une belle pièce.
Deux faces, huit morceaux sur 33 minutes environ.
L’artwork de Gary Meyer est simple mais iconique : les frères Jackson en stance décontractée.
Le son sur vinyle ?
C’est l’expérience par défaut.
Les basses de Nathan Watts résonent complètement différemment sur vinyle — plus charnues, plus présentes, plus physiques.
Pour les collectionneurs de vinyles (et tu sais que Radio Funk adore ça), les éditions rares sont précieuses : versions sur picture disc, éditions limitées japonaises, rééditions audiophile modernes.
Destiny devient objet de désir, pas juste fichier.
Les rééditions CD 2009 et 2021 ajoutent les remixes de John Luongo.
Les versions rallongées de « Blame It on the Boogie » (6:59) et « Shake Your Body » (8:38) ouvrent une nouvelle fenêtre sonore : la philosophie du dancefloor prolongé.
Ces versions remix transforment les chansons en endurance dance.
Techniquement, elles manquent un peu de la nuance de l’original — c’est plus brut, plus direct — mais elles valent le détour.
En 2026, Destiny brille sur les plates-formes numérique malgré la compression des fichiers.
Apple Music, tous les services majeurs l’offrent en qualité standard (et Apple Music offre la version Hi-Res pour les mélomanes obsédés).
Pour la webradio radiofunk.radio, le streaming haute qualité est crucial.
Les auditeurs attendent que tu joues ces morceaux avec clarté cristalline.
Nathan Watts doit sonner comme Nathan Watts. Les cuivres doivent briller.
Destiny mérite ça.
Les DJ underground adorent compiler Destiny avec d’autres morceaux funk des années 70-80.
Des compilations comme « Late Night Funk Sessions » ou « The Funk Continuum » intègrent souvent « Shake Your Body » aux côtés de Marvin Gaye, Earth Wind & Fire, Slave.
C’est pas juste écouter le disque seul : c’est le placer dans un continuum groove qui s’étend sur décennies.
C’est une forme de curation musicale moderne que les DJ adorent.
La Discographie Connectée : Où Écouter
Albums Essentiels pour Comprendre le Contexte
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Tu deux trouver des compilations funk-disco incontournables qui placent Destiny dans son contexte historique. Recherche :

Q : Pourquoi Destiny est-il plus crédible musicalement que les autres albums disco de l’époque ?
R : Parce qu’il pense en même temps qu’il danse. Le disque ne abdique pas ses responsabilités artistiques au profit de la dancefloor. Les frères Jackson écrivent des chansons avec de vraies mélodies, des vrais harmoniques, des vrais arrangements. C’est du disco philosophique.
Q : Michael Jackson a-t-il une voix très différente ici par rapport à sa carrière solo ultérieure ?
R : Oui et non. Tu entends les germes de son style futur (« Off the Wall » arrive en 1979). Mais ici, il chante en groupe, il partage l’espace avec ses frères. C’est moins ego-centric. Son approche vocale est plus communautaire, plus ancrée dans le collectif.
Q : Le titre « Destiny » lui-même — c’est pas juste un mot générique ?
R : Absolument pas. « Destiny » parle littéralement de destin, de liberté, d’échapper au contrôle. C’est le manifeste émotionnel du disque entier. Les frères Jackson disent : « Nous avons pris notre destin en mains. »
Q : Comment Destiny s’inscrit dans la critique musicale actuelle du disco ?
R : Le disco a longtemps été méprisé par la critique rock machiste des années 80-90. Mais en 2020-2026, on réhabilite complètement ce genre. Destiny devient un texte canonique de cette réhabilitation. C’est du disco intelligent, c’est « disco comme musique et pas disco comme mème.
Q : Quels sont les meilleurs morceaux pour les DJ radio ?
R : « Shake Your Body » est inévitable. « Blame It on the Boogie » marche aussi super bien pour des transitions. « Things I Do for You » si tu veux du funk plus menaçant.
Mec, en 2026, on a accès à tellement de musique qu’on en oublie les classiques. Destiny n’est pas un classique « historically important » qu’on écoute par devoir. C’est un classique qui sonne frais à chaque écoute.
Les frères Jackson ont capturé un moment spécifique — la fin des années 70, quand le disco et le funk commençaient à négocier, quand les jeunes créateurs pouvaient enfin prendre le contrôle — et ils l’ont transformé en musique intemporelle. C’est rare. Franchement rare.
Si tu aimes le funk et la disco, tu dois écouter Destiny non pas comme « artefact historique », mais comme album d’aujourd’hui. Écoute le groove, le soul, la production impeccable. Laisse-toi transporter par les quatre minutes initiales de « Blame It on the Boogie ». Sens la friction créative de « Things I Do for You ». Danse sur « Shake Your Body » comme si ta vie en dépendait.
Et quand tu auras fini, tu comprendras pourquoi Destiny a vendu 4 millions de copies. Pas par hype, pas par marketing, mais parce que c’est une putain de bonne musique.
🎧 Écoute l’intégralité sur radiofunk.radio
C’est ça, la vraie musique qui résiste au temps. Allez, monte le son.

Certification : Platinum RIAA (USA), 4 millions de copies vendues mondialement.
Label : Epic Records / CBS Records (1978).
Cet article a été rédigé pour les passionnés de funk, disco et soul qui comprennent que la meilleure musique n’a pas d’âge, juste une résonance éternelle.
artistes disco jackson five Michael jackson
Mixé par DJ Tarek From Paris
18:00 - 20:00
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