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Les Jackson 5 à Motown : Funk, Soul et les Racines du King of Pop
En bref
Période clé : 1969-1975 | Label : Motown Records | Hits majeurs : « I Want You Back », « ABC », « The Love You Save », « I’ll Be There » | Producteur clé : Berry Gordy et The Corporation | Héritage : 150+ millions d’albums vendus mondialement ; lancement de la carrière de Michael Jackson ; révolution de la musique pop et soul des années 70 | Premier groupe à décrocher 4 numéro 1 consécutifs au Billboard
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ToggleSalut toi. Oui, c’est important qu’on cause de ça maintenant, en janvier 2026, parce que ce qui s’est passé entre 1969 et 1975 aux studios de la Motown à Detroit, c’est littéralement l’ADN de tout ce qu’on aime.
La soul, le funk, la pop, le groove urbain—c’est là que ça s’est construit, forgemé par des gamins de Gary, Indiana, avec un père autoritaire et une machine de label surpuissante.
Les Jackson 5, c’est l’histoire d’une collision parfaite.
D’un côté, tu as cinq frères qui bossent ensemble depuis qu’ils sont petits, qui chauffent les clubs de Chicago en faisant la tournée du circuit noir, ces salles louches du chitlin’ circuit où les gamins dansent entre les tabourets.
De l’autre côté, tu as Berry Gordy Jr., le patron de la Motown, et sa machine marketing avant-gardiste qui repère le potentiel cinématographique de ces mecs en costumes à paillettes et afros larges comme des paraboles.
C’est pas une histoire rose bonbon, hein.
C’est une histoire de discipline brutale, de composition imposée, de gamins enfermés en studio de 8h du matin à minuit pour répéter des pas de danse.
Mais putain, les résultats.
Quatre numéro 1 d’affilée au Billboard en 1970.
Une première pour un groupe.
Une formule jamais répliquée depuis.
Et surtout, surtout, c’est le lancement de la carrière du King of Pop, celui qui allait changer la musique mondialement.
Mais avant Thriller, avant les gants blancs et les chaussettes rouges, il y a eu le groove de la Motown.
Il y a eu ces années 70 où les Jackson 5 n’étaient pas encore du disco, pas tout à fait du funk, mais quelque part au croisement où la soul pop des années 60 se retrouvait face à la modernité des 70.
Aujourd’hui, on plonge dans cette histoire.
L’histoire du label qui a tout compris, des producteurs qui ont façonné le son, et de cinq frères qui ont littéralement réécrit les règles du jeu.
Parce que comprendre les Jackson 5 à Motown, c’est comprendre comment la musique noire américaine s’est transformée en phénomène pop global.
C’est un des épisodes les plus importants du groove urbain jamais écrit.
Alors cale-toi bien dans ton fauteuil, mets tes meilleures enceintes en route, et on y va.

Pour bien piger l’histoire des Jackson 5, faut qu’on parle de Berry Gordy Jr. d’abord.
Ce mec, c’est pas juste un patron de label.
C’est l’architecte qui a construit l’une des plus grandes maisons de disques du 20e siècle, et qui a redéfini la façon de produire et de commercialiser la musique noire aux États-Unis.
Gordy, il arrive en 1958 avec une idée délirante : créer une machine à hits qui fonctionne comme une chaîne de montage automobile (d’où le nom « Motown », motoring town, Detroit, capitale de l’auto).
Il cherche pas juste à produire de la musique, il veut fabriquer des stars mondiales.
Il veut transformer des artistes noirs en phénomènes pop accessibles à tout le monde, sans renier les racines soul et R&B.
Gordy embauche un équipe de songwriters, de producteurs et de chorégraphes pour former les artistes, littéralement.
Il crée l’école de la Motown, avec Maxine Powell qui enseigne l’étiquette, la danse et la présentation.
C’est de là que sort le son Motown : un groove qui tue, une harmonie vocale irréprochable, une production léchée et accessible.
Des hit machines.
Mais en 1968, Gordy a clairement dit non aux groupes d’enfants.
Il en avait marre.
Stevie Wonder était là, c’était un gosse prodige, et ça suffisait.
Quand les Jackson 5 auditionnent le 23 juillet 1968, Gordy n’est même pas présent.
Il regarde juste la vidéo de l’audition après, en vrac, et boom.
Il les signe direct.
Ce qu’il faut comprendre de la Motown, c’est que c’était une usine de rêves complètement opaques pour l’artiste.
Les gamins, c’était des produits.
Gordy contrôlait tout : les chansons qu’ils enregistraient, les vêtements qu’ils portaient, la façon dont ils dansaient, les interviews qu’ils donnaient.
C’est la raison pour laquelle, au début, on faisait croire que Diana Ross avait « découvert » les Jackson 5 et qu’elle était leur marraine.
C’était une stratégie marketing pure.
Mais c’était aussi une école.
Les frères Jackson ont appris de la Motown comment se produire, comment écrire une chanson, comment gérer une carrière.
C’est aussi là que Michael a développé ces capacités vocales de ouf, cet instinct performatif qui allait le rendre immortel.
Le système avait ses limites, bien sûr.
Les artistes de la Motown gagnaient pas grand-chose, les contrats étaient serrés, et Gordy prenait sa part du gâteau de façon vraiment musclée.
C’est une des raisons pour lesquelles, en 1975, les Jackson 5 (sauf Jermaine, qui avait épousé Hazel Gordy, la fille du boss) ont décidé de foutre le camp vers Epic Records. Mais pendant ces six années, 1969-1975, c’était l’apothéose.
| Album | Année | Position US | Certifications | |
| Diana Ross Presents The Jackson 5 | 1969 | 5 (Pop) / 1 (R | B) | Platine 2x |
| ABC | 1970 | 4 (Pop) / 1 (R | B) | Platine 3x |
| Third Album | 1970 | 4 (Pop) / 1 (R | B) | Platine 2x |
| Maybe Tomorrow | 1971 | 11 (Pop) / 2 (R | B) | Platine |
| G.I.T.: Get It Together | 1973 | 44 (Pop) / 8 (R | B) | Or |
| Moving Violation | 1975 | 36 (Pop) / 13 (R | B) | Or |
Table 1: Discographie studio Jackson 5 – Ère Motown (1969-1975)
Attends, tu dois bien saisir ce qui s’est passé.
Le 7 août 1969 sort « I Want You Back ».
Un single. Pas un album, pas une apparition télé.
Juste un morceau de trois minutes produit par The Corporation, une équipe composée de Freddie Perren, Fonce Mizell, Deke Richards et Berry Gordy lui-même.
Le titre grimpe instantanément.
Au bout de quelques semaines, c’est numéro 1 au Billboard.
Mais pas juste au R&B, hein. Numéro 1 partout. Les radios blanches, noires, peu importe.
Le son sort des caisses avec une énergie putain dingue—un synthétiseur qui crie, des voix enfantines sur un groove irrésistible, une production si tight qu’on dirait que ça vient du futur.
Là, c’est le moment où le marketing de Gordy paie.
Les gosses de Gary arrivent en Californie, on les habille en paillettes, on les fait danser en synchronisation parfaite, et on les balance à la télé. Ed Sullivan, tu vois. Dick Clark.
Tous les murs de la pop culture US.
Et là, le plus fou. Le plus dingue.
Le plus jamais vu avant ni depuis : les Jackson 5 lâchent trois autres numéro 1 d’affilée.
« ABC » (février 1970). Un titre joyeux, léger, irrésistible. « The Love You Save » (mai 1970).
Une ballade soul avec des harmonies vocales parfaites.
Et enfin, « I’ll Be There » (octobre 1970), ce titre qui allait devenir, franchement, la plus grande ballade soul des années 70, toutes catégories confondues.
Quatre numéro 1 en moins d’un an. Un record absolu. Aucun groupe ne l’avait fait avant.
Aucun groupe l’a refait depuis.
C’est statistiquement improbable, c’est mathématiquement fou.
Ça veut dire que pendant plus d’une année, t’as entendu les Jackson 5 partout.
À la radio.
Chez tes voisins.
À l’école.
Au boulot.
C’était inévitable.
Et pendant ce temps, Michael Jackson émerge progressivement comme la voix principale.
Ça peut sembler ouf maintenant, mais à l’époque, c’était pas du tout une évidence que ce petit gars de neuf, dix ans allait devenir la plus grande superstar de la planète.
Il était juste le plus jeune, le plus petit, et bizarrement, il avait une présence vocale démentielle pour son âge.
En 1970, les Jackson 5 remplacent les Supremes comme le groupe le plus vendu de la Motown.
Le groupe qui a dominé les années 60. Boom, fini.
Les gamins prennent le trône.
Les albums sortent rapidement. « Diana Ross Presents The Jackson 5 » (1969), « ABC » (1970), et « Third Album » (1970) arrivent en rafale.
C’est stratégique : la Motown comprend qu’elle tient quelque chose d’historique.
Donc elle capitalise.
Elle presse des vinyles, elle les balance sur le marché, elle surfe sur l’hystérie collective.
À ce moment-là, les Jackson 5 sont surtout une pop act.
La musique est léchée, les grooves sont accessibles, et les gamins sourient sur les couvertures d’album.
C’est clean.
C’est commercial.
C’est parfait pour les radios FM blanches et les statistiques de vente.
Mais il y a quand même, en dessous, des traces de funk et de soul qui attendent leur moment.
Des arrangements plus musclés. Des basses plus profondes. Ça va venir.
The Corporation, The Sound et cette Machine Infernale
Qui a vraiment écrit les tubes Jackson 5 ?
Ici, il faut qu’on cause franchement.
Les Jackson 5 chantaient des chansons qu’ils n’avaient pas écrites.
C’est un point crucial.
Dans les années 60 et 70, c’était courant à la Motown, mais c’était aussi frustrant pour les artistes.
Les chansons étaient composées par une équipe interne appelée The Corporation.
The Corporation, c’était Freddie Perren, Fonce Mizell, Deke Richards et Berry Gordy.
Ces quatre mecs étaient les alchimistes.
Ils connaissaient le hit par cœur, le groove par instinct, et la structure de chanson comme des mathématiciens.
Freddie Perren surtout était un génie de la composition pop avec des racines soul profondes.
« I Want You Back » ?
The Corporation.
« ABC » ? The Corporation.
« The Love You Save » ?
Corporation toujours.
Donc techniquement, les Jackson 5 ont pas vraiment composé leurs plus grands hits.
Ils les ont interprétés.
Et franchement, l’interprétation, c’était tout ce qui comptait.
Le son Motown appliqué aux Jackson 5
Alors, c’est quoi exactement le son Motown des Jackson 5 ?
C’est un mélange spécifique.
• Une base de soul : Des voix harmoniques parfaites, héritées de l’école soul noire des années 60, mais plus jeunes, plus légères
• Une production synthétisée : Des synthétiseurs qui claquent, des tambours qui crient, des arrangements qui sortent de l’ordinaire
• Une accessibilité pop : Pas trop d’experimental, pas trop compliqué. Des mélodies qui restent en tête après trois écoutes
• Une chorégraphie visuelle : Et ça c’est important, parce que les Jackson 5 n’étaient pas juste des chanteurs. C’étaient des danseurs. Des performers complets.
La Motown avait aussi une école d’etiquette dirigée par Maxine Powell.
Elle enseignait la danse, la présentation, la façon de marcher sur scène, comment parler en interview.
C’était pas banal, ça.
C’était une préparation complète pour en faire des stars internationales.
L’influence des producteurs sur le développement du funk
C’est là où c’est intéressant : Freddie Perren et Fonce Mizell, ils n’étaient pas juste des pop songwriters.
Ils avaient des racines funk profondes.
Freddie Perren avait écrit des trucs funky, Fonce Mizell venait du Detroit funk underground.
Donc progressivement, au fil des albums, tu vas voir plus de boogie, plus de funk, plus de cette lourdeur groovy qu’on adore.
« Dancing Machine », par exemple (1974), c’est une rupture.
C’est du funk disco pur.
C’est là qu’on voit que les gamins ne sont plus vraiment des enfants.
Michael chante avec plus de crunch vocale. L’arrangement est plus musclé.
C’est la preuve que The Corporation écoutait aussi ce qui se passait dans la rue—le disco explosait, et la Motown ajustait le tir.

L’Évolution vers le Funk : Skywriter, G.I.T. et les Années de Transition
Quand les Jackson 5 ont voulu écrire leur propre musique
En 1973, quelque chose change.
Les frères, surtout Michael et Jermaine, commencent à chialer.
Ils veulent écrire leurs propres chansons.
Ils veulent faire du funk.
Ils veulent plus d’autonomie créative.
Gordy dit non. Mais il finit par céder un peu, avec l’album « Skywriter » (avril 1973).
« Corner of the Sky » arrive en avant-coureur.
C’est une vraie rupture. Le son devient plus boogie, plus funk.
Les Jackson 5 ne sont plus les gamins mignons.
C’est plus sombre, plus groove, plus adulte.
L’album « Skywriter » est le premier où tu vois les Jackson 5 commencer à se réapproprier le son.
Les critiques disent que c’est moins commercial, mais honnêtement, c’est plus intéressant musicalement.
C’est là que tu entends la transition vers ce qu’ils vont devenir plus tard en tant que The Jacksons sous Epic Records.
G.I.T.: Get It Together et l’apogée du funk Jackson 5
Arrive « G.I.T.: Get It Together » en décembre 1973.
C’est un titre de folie.
C’est du pur funk. Pas du funk disco maquillé, du vrai funk lourd.
Michael crie sur un beat cassant, il y a des synthés qui claquent, et c’est juste dingue comme énergie.
L’album du même nom atteint pas les charts top 10 US—c’était un flop commercial comparé aux débuts.
Mais musicalement, c’est un jalon. C’est là que tu vois que les Jackson 5 pouvaient aussi être du funk urbain, pas juste de la pop mignonne.
Après ça, y a « Dancing Machine » (1974), qui devient un numéro 2 au Billboard.
C’est encore plus funk, encore plus disco-infusé.
Et c’est presque le dernier succès major avant qu’ils quittent Motown.
Moving Violation et l’adieu à Motown
L’album final des Jackson 5 chez Motown, c’est « Moving Violation » (1975).
Le titre principal sort en singles, ça passe bien, mais c’est clair que le groupe, à ce stade, voulait ailleurs.
Jermaine reste chez Motown (parce qu’il a épousé Hazel Gordy et qu’il devient un artiste solo).
Les autres frères partent vers Epic Records en se rebaptisant simplement The Jacksons.
L’ère Motown s’arrête là.
Six ans. Dix albums studio. Une kyrielle de hits.
Et surtout, une transformation complète du paysage pop-soul mondial.
Les Jackson 5, c’était plus qu’un groupe. C’était une déclaration de guerre au racisme musical.
Avant eux, la musique noire avait des canaux limités.
Motown avait commence à casser ça avec les Supremes et Marvin Gaye, mais les Jackson 5 l’ont explosé pour de bon.
Des radios blanches mainstream jouaient leurs titres en boucle.
Les gamins whites écoutaient dans leurs chambres avec leurs petits transistors.
C’était une intégration culturelle par la musique pop.
Et côté funk et soul, les Jackson 5 ont montré qu’on pouvait faire du funk accessible.
Pas du faut funk, du vrai funk, mais avec une mélodique pop par-dessus.
Ça a ouvert la porte à ce que fit Earth, Wind & Fire, à Kool & The Gang, à tous ces collectifs funk/soul des années 70 qui n’avaient pas peur de la mélodie.
Après 1975, Michael Jackson poursuit seul. « Off the Wall » (1979) avec Quincy Jones, c’est du disco-funk pur, et tu entends les racines Motown partout.
Puis « Thriller » (1982), l’album le plus vendu de tous les temps, il y a du funk Jackson 5 dedans aussi.
« Billie Jean », « Beat It », c’est du groove issu de ce qu’il a appris chez Motown.
Michael a toujours dit que Berry Gordy l’avait formé, l’avait élevé comme artiste.
Même après la rupture légale, le respect était là.
Gordy avait vu le potentiel du gamin.
Et punaise, il l’avait bien vu.
Tu peux vraiment pas parler de New Jack Swing (années 80-90) sans les Jackson 5.
Teddy Riley et compagnie, ils ont écouté « Dancing Machine », « Moving Violation ».
Ils ont pris ces basses, ces rythmes syncopés, et ils les ont modernisés pour les années 80-90.
Et regarde les artistes aujourd’hui.
The Weeknd s’inspire du groove Jackson 5.
Bruno Mars y puise directement.
Usher a ces racines-là dans le corps.
Le funk urbain contemporain, c’est une extension directe de ce que les Jackson 5 ont semé chez Motown.
Motown, après les Jackson 5, a jamais vraiment retrouvé son apothéose des années 60-70.
Le label a décliné, s’est vendu plusieurs fois. Mais son influence ?
C’est partout.
La façon dont on produit la pop, dont on crée les stars, dont on pense à l’intégration culturelle par la musique—c’est Motown qui a montré comment.
Les Jackson 5 sont restés à Motown six ans, mais ça a suffi pour changer l’histoire musicale mondialement.
Pour vraiment saisir l’alchimie Jackson 5 à Motown, je te recommande des compilations:
• Greatest Hits (Jackson 5) — 11 morceaux qui synthétisent l’ère Motown
• The Essential Jackson 5 — 30 titres, c’est là que tu peux vraiment comparer la courbe évolutive
• Motown 50th Anniversary Collection — Tu entends les Jackson 5 en contexte avec les autres stars du label
Et franchement, si tu cherches du mix contextualisé, Mixcloud a des compilations incroyables de DJs francophones qui placent les Jackson 5 dans le continuum funk-disco.
Cherche des mixes autour de « Motown Funk Years » ou « Disco Soul Origins ».
1. Pourquoi les Jackson 5 ont-ils quitté Motown en 1975 ?
Plusieurs raisons. Créatif : Le groupe voulait écrire plus de chansons elle-même.
Financier : Les contrats Motown étaient pas généreux, et Berry Gordy prenait sa part musclée.
Famillial : Joe Jackson, le père, voulait plus de contrôle artistique et financier.
Et enfin, légal : Gordy était propriétaire du nom « Jackson 5 », donc quand ils ont signé chez Epic, ils se sont rebaptisés « The Jacksons ».
2. Michael Jackson aurait-il pu être la superstar qu’il est devenu sans Motown ?
Franchement, difficile à dire. Michael a clairement bénéficié de la formation ultra-professionnelle de Motown.
Gordy a repéré le talent jeune, l’a nourri, l’a exposé.
Mais après Motown, Michael a clairement explosé dans une autre dimension avec Quincy Jones et Epic Records.
Motown l’a lancé ; Epic l’a rendu immortel.
3. Quel est le meilleur album Jackson 5 chez Motown ?
Impossible à trancher. Pour le commercial et l’influence, tu vas sur « Diana Ross Presents The Jackson 5 » ou « ABC ».
Pour le musical et l’évolution, tu regardes « G.I.T.: Get It Together ». Pour l’héritage et l’émotion, « Third Album » avec « I’ll Be There » est impossible à négliger.
4. Est-ce que les Jackson 5 jouaient leurs propres instruments ?
Au début, pas vraiment. C’était surtout des chanteurs et danseurs.
Tito jouait de la guitare, mais les enregistrements en studio, c’était du session musiciens.
C’était standard à Motown. Mais une fois chez Epic, les frères ont pris plus de contrôle instrumental direct.
5. Pourquoi Jermaine est resté à Motown alors que les autres partaient ?
Parce qu’il avait épousé Hazel Gordy, la fille de Berry Gordy en 1973.
C’était devenu part du système familial.
Jermaine a eu une carrière solo décente chez Motown (notamment avec le tube « Daddy’s Home »), mais il n’a jamais atteint le niveau de ses frères.
6. Quel est l’impact direct des Jackson 5 sur le funk et la soul modernes ?
Énorme. Les Jackson 5 ont montré qu’on pouvait faire du funk avec une accessibilité pop sans sacrifier la substance.
Ça a ouvert la porte à Earth, Wind & Fire, Kool & The Gang, et plus tard au New Jack Swing des années 80-90.
Et évidemment, tout ce que Michael Jackson a fait après, ça restait ancré dans ces racines Motown-funk.
7. Y a-t-il des documents ou enregistrements inédits des Jackson 5 chez Motown ?
Clairement.
Les archives Motown en contiennent énormément.
Des sessions studio complètes, des répétitions, des prises alternatives.
Universal (qui possède Motown maintenant) en a réédité certaines en boxsets, mais il y en a sûrement plein qui restent dans les tiroirs.
8. Comment la Motown a-t-elle marketing les Jackson 5 différemment des autres artistes ?
Stratégie très agressive et multimédia pour l’époque.
Non seulement radio et TV, mais aussi posters, magazines pour enfants, jouets, vêtements.
Et surtout, elle a créé cette légende du « Diana Ross discover » qui était complètement fausse mais qui a marché du tonnerre.
C’était du marketing de génie.
9. Quel était le style musical dominant chez Motown à l’époque des Jackson 5 ?
La soul pop hybride.
Motown cherchait les hits crossover—des chansons qui plaisaient aussi bien aux radios noires qu’aux radios blanches.
Les Jackson 5 étaient le véhicule parfait de cette philosophie.
10. Où écouter les Jackson 5 aujourd’hui pour une première fois?
Apple Music, YouTube évidemment.
Mais je te recommande de chercher les vinyles originaux Motown dans les brocantes ou discothèques spécialisées.
L’expérience d’un 33-tours original de 1970 du groupe, c’est une autre dimension.
Le groove résonne autrement.
Voilà, on a fait le tour. Les Jackson 5 à Motown, c’est l’histoire d’une intersection historiquement importante.
Gamins talentueux, machine de label surpuissante, producteurs de génie, et surtout, une époque musicale en transformation.
De 1969 à 1975, les Jackson 5 ont redéfini ce que pouvait être une star pop avec des racines soul-funk.
Ils ont montré que les gamins noirs du Midwest pouvaient capturer l’attention mondiale.
Ils ont prouvé que Motown n’était pas fini—même après les Supremes, même après Marvin Gaye.
Ils ont semé les graines d’une influence qui continue jusqu’aujourd’hui.
Et Michael Jackson, bien sûr, c’est l’aura de cette histoire.
Mais franchement, sans les cinq frères ensemble chez Motown, sans Berry Gordy, sans The Corporation, sans « I Want You Back » qui défonce le hit-parade, on aurait probablement pas eu Thriller non plus.
C’est ça, le vrai groove.
C’est pas juste la musique.
C’est l’histoire qui la porte.
C’est les gens qui se battent derrière.
C’est le moment historique qui fait que tout s’aligne.
Les Jackson 5 à Motown, c’est un des chapitres les plus importants du funk, soul et disco urbain jamais écrit.
Et si t’aimes vraiment le groove, les harmonies pures, et la musique qui bouge, tu dois connaître cette histoire par cœur.
Alors, cale-toi dans ton fauteuil, monte le son, et mets « I Want You Back ».
Sens la batterie qui pulse, la voix jeune de Michael qui crie, les arrangements qui sont en avance sur leur époque de cinq ans.
C’est ça, le Motown.
C’est ça, les Jackson 5.
Et continue à nous écouter sur radiofunk.radio pour plus de ces histoires musicales qui changent la vie.
artistes disco jackson five Michael jackson
Mixé par DJ Tarek From Paris
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